Moïse rapporte
l'avènement
d'un peuple appelé par Dieu, libéré par grâce et qui s'engage dans un voyage vers la terre
promise. Après avoir connu le statut d'immigré maltraité, réduit à la pauvreté et au rang d'esclave, le Dieu de leurs pères l'a entendu et, agissant par sa
toute puissance, il le conduit vers un lieu providentiel, affranchi de sa captivité.Moïse invite ce peuple à rendre gloire à Dieu, à faire mémoire pour tous ces dons. Une reconnaissance envers ce Dieu libérateur.
Aujourd'hui, nous sommes conviés, nous aussi, à faire mémoire de ces dons gracieusement accordés. Pour cela, vivons cette étape comme une retraite spirituelle où le temps de méditation et de prière enrichi d'une libre compassion qui nous invite d' être à l'écoute de son prochain. Se faire proche pour entendre le plus pauvre, le plus opprimé et, en cela, lui accorder toute la dignité à laquelle il a droit, à l'image de notre Dieu sauveur.
Nous sommes appelés à nous rendre au « désert », à cheminer à la rencontre du Christ. Avec l'appui de l'Esprit-Saint, nous sommes incités à descendre au plus profond de nous-même. En lien avec la Parole qui se fait proche, et qui nous guidera, nous allons vivre un temps de proximité avec Dieu.
Ce voyage spirituel, dont la destination est Pâques, se concrétise comme un acte de foi. Ce parcours demande:
· à nous focaliser sur la personne de Jésus-Christ,
· à garder les yeux ouvert sur Lui,
· à le suivre et à l'imiter.
La volonté de ce choix de vie nous oblige à révoquer nos discordances, à dépasser nos limites, notre image... Il nous faut mourir à la vie pour mieux renaître dans la confiance. Pour cela nous devons sonder l'isolement du désert, seul au milieu de nulle part, face à face avec nous-même, et prendre ce temps nécessaire pour revenir au fondamental. C'est à dire considérer le superflu et l'accessoire à leur juste place et accéder ainsi à la vraie liberté d'aimer comme Lui.
Jésus, fils d’homme, aurait pu être sensible, comme nous, aux divers attraits de la vie courante dans laquelle nous pouvons y reconnaître notre propre réalité. Cet appel au désert est une chance pour nous. Il est notre salut.
Sur quarante jours, nous nous risquons à réajuster notre vie chrétienne en vue d'une purification. Une trêve pour déposer les armes et ralentir cette course effrénée du rendement de notre quotidien qui concourt à la perte des valeurs humaines. Revenons aux sources. Prenons le temps de nous asseoir et écoutons notre cœur malade.
Notre propre humanité est atteinte de cette névrose liée aux séductions du mal entretenu par une avidité à vouloir toujours plus et une vanité toute puissante. Il est facile d'être attiré par la satisfaction immédiate et égoïste, par l’accumulation de biens, des avoirs en quantité, et par le désir de nous ériger en maîtres de notre propre vie. Un appétit de pouvoir, de paraître, de mettre en avant cette suffisance qui détruit toute relation au risque de perdre cette intelligence du bien-être. Et bien souvent il s'en suit une longue descente vers un abîme entretenu par le doute.
Le Christ nous affiche le chemin à suivre pour supporter les épreuves, les souffrances. Il endure l'adversité du diable. Le Christ n'a pas eu recours à sa toute puissance pour combattre le mal.. L'Esprit et la Parole de Dieu éclairent et soutiennent Jésus dans cette confrontation. Il dévoile une force invincible en se référant aux Saintes Écritures.
Notre adhésion au Christ exprimé comme un acte de foi passe nécessairement par cette orientation de vie tournée vers l'accomplissement de la Parole, en toute confiance. Choisir et re-choisir Dieu malgré le doute salutaire qui nous incite à prendre position librement et personnellement.
Il est vrai que la mise à l'épreuve attise le doute. Lorsque nous ne sommes pas bien, désespérément seuls, abandonnés, on perçoit difficilement la présence de Dieu. La solitude dans l'épreuve est rude à supporter. Le manque d'écoute, l'incompréhension, le repli sur soi entraine vers la déchéance. Nous avons besoin de nous appuyer sur autre que nous-mêmes, mais sur quoi, sur qui ?
Libéré de nos chaînes, affranchi de notre environnement, la seule orientation possible est de faire un choix clair, comme le Christ. L'Écriture et l'Esprit nous inspirent. Tournons-nous vers ce père compatissant et libérateur qui donne sens à notre vie. Il nous dévoile notre dignité.
Dieu connaît notre capacité d'Amour. Comme nous l'assure, le Père Joseph Wrezinski dans ses écrits: « Aimer, c'est se connaître assez pour que l'autre ne souffre pas de nos faiblesses, de nos tempéraments, de nos sensibilités, de nos sentimentalités ».
Accepter le renoncement et vivre de cette vérité qui nous libère, l'Évangile de la tentation ne dit pas autre chose."Demeurez dans ma parole." "Ne nous soumets pas à la tentation..." Le Christ, Fils d'homme, est allé au désert pour nous révéler la puissance de cette Parole. Vainqueur du mal, il demeure dans son engagement qui est d'« aimer Dieu, de tout son cœur, de toutes ses forces et de toute sa vie ».
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ce jour de la saint Valentin, je vous souhaite à tous une bonne fête .....

A
Si les paroles bibliques s’appuient toujours sur des réalités
humaines fortes, comment ne pas entendre aujourd’hui ces paroles pour ce petit pays meurtri, pour ces milliers d’hommes ou de femmes disparus, pour tous ceux qui en Haïti attendent qu’une main
leurs soit tendue.
« Le
peupl
L’angoisse d’une famille
exprimée ainsi nous apparaît bien humaine et cette tranche de vie familiale bousculée, vécue au travers de ses parents : Marie et Joseph, s’identifient bien à la notre. Cependant il sera bon
de lire et relire cet évangile pour découvrir ce qu’il nous enseigne au delà d’une péripétie familiale aussi angoissante fut-elle ?
On m’a
raconté cette histoire d’une petite fille prénommée Amélie, qui bout d’impatience chaque année, quelques jours avant Noël. Mettez-vous à sa place : dès le début de l’Avent, avec ses parents,
elle creuse la grotte qui va accueillir le petit Jésus dans le papier rocher. Ensuite apparaissent le bœuf et l’âne, puis les moutons qui restent à distance, dans les champs, avec les
bergers.