Dans l'ordinaire de Dieu


 
Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 21:51
Homélie de Michel LANDELLE -  diacre.
Une parole qui se veut libératrice...

         Moïse rapporte
Christ au désert 2 l'avènement d'un peuple appelé par Dieu, libéré par     grâce et qui s'engage dans un voyage vers la terre promise. Après avoir connu le statut d'immigré maltraité, réduit à la pauvreté et au rang d'esclave, le Dieu de leurs pères l'a entendu et, agissant par sa toute puissance, il le conduit vers un lieu providentiel, affranchi de sa captivité.
Moïse invite ce peuple à rendre gloire à Dieu, à faire mémoire pour tous ces dons. Une reconnaissance envers ce Dieu libérateur. 
          Aujourd'hui, nous sommes conviés, nous aussi, à faire mémoire de ces dons gracieusement accordés. Pour cela,  vivons cette  étape  comme une  retraite spirituelle où le temps de méditation et de prière enrichi d'une libre compassion qui nous invite d' être à l'écoute de son prochain. Se faire proche pour entendre le plus pauvre, le plus opprimé et, en cela, lui accorder toute la dignité à laquelle il a droit, à l'image de notre Dieu sauveur.
Nous sommes appelés à nous rendre au « désert »,  à cheminer à la rencontre du Christ.  Avec l'appui de l'Esprit-Saint, nous sommes incités à descendre au plus profond de nous-même. En lien avec la Parole qui se fait proche, et qui nous guidera, nous allons vivre un temps de proximité avec Dieu.
Ce voyage spirituel, dont la destination est Pâques, se concrétise comme un acte de foi. Ce parcours demande:
·    à nous focaliser sur la personne de Jésus-Christ,
·    à garder les yeux ouvert sur Lui,
·    à le suivre et à l'imiter.
La volonté de ce choix de vie nous oblige à révoquer nos discordances, à dépasser nos limites, notre image... Il nous faut mourir à la vie pour mieux renaître dans la confiance. Pour cela nous devons sonder l'isolement du désert, seul au milieu de nulle part,  face à face avec nous-même,  et prendre ce temps nécessaire pour revenir au fondamental. C'est à dire  considérer le superflu et l'accessoire à leur juste place et  accéder ainsi à la vraie liberté d'aimer comme Lui.
Jésus, fils d’homme, aurait pu être sensible, comme nous, aux divers attraits de la vie courante dans laquelle nous pouvons  y reconnaître notre propre réalité. Cet appel au désert est une chance pour nous. Il est notre salut.
Sur quarante jours, nous nous risquons à réajuster notre vie chrétienne en vue d'une purification. Une trêve pour déposer les armes et ralentir cette course effrénée du rendement de notre quotidien qui concourt à la perte des valeurs humaines. Revenons aux sources. Prenons le temps de nous asseoir et écoutons notre cœur malade.
Notre propre humanité est atteinte de cette névrose liée aux séductions du mal entretenu par une avidité à vouloir toujours plus et une  vanité toute puissante.  Il est facile d'être attiré par la satisfaction immédiate et égoïste, par l’accumulation de biens, des avoirs en quantité, et par le désir de nous ériger en maîtres de notre propre vie. Un appétit de pouvoir, de paraître, de mettre en avant cette suffisance qui détruit toute relation au risque de perdre  cette intelligence du bien-être. Et bien souvent il s'en suit une longue descente vers un abîme entretenu par le doute.
Le Christ nous affiche le chemin à suivre pour supporter les épreuves, les souffrances. Il endure l'adversité du diable. Le Christ n'a pas eu recours à sa toute puissance pour combattre le mal.. L'Esprit et la Parole de Dieu éclairent et soutiennent Jésus dans cette confrontation. Il dévoile une force invincible en se référant aux  Saintes Écritures.
Notre adhésion au Christ exprimé comme un acte de foi passe nécessairement par cette orientation de vie tournée vers l'accomplissement de la Parole, en toute confiance. Choisir et re-choisir Dieu malgré le doute salutaire qui nous incite à prendre position librement et personnellement.
Il est vrai que la mise à l'épreuve attise le doute. Lorsque nous ne sommes pas bien, désespérément seuls, abandonnés, on perçoit difficilement la présence de Dieu. La solitude dans l'épreuve est rude à supporter. Le manque d'écoute, l'incompréhension, le repli sur soi entraine vers la déchéance. Nous avons besoin de nous appuyer sur autre que nous-mêmes, mais sur quoi, sur qui ?
Libéré de nos chaînes, affranchi de notre environnement, la seule orientation possible est de faire un choix clair, comme le Christ. L'Écriture et l'Esprit nous inspirent. Tournons-nous vers ce père compatissant et libérateur qui donne sens à notre vie. Il nous dévoile notre dignité.
Dieu connaît notre capacité d'Amour. Comme nous l'assure, le Père Joseph Wrezinski dans ses écrits:  « Aimer, c'est se connaître assez pour que l'autre ne souffre pas de nos faiblesses, de nos tempéraments, de nos sensibilités, de nos sentimentalités ».
Accepter le renoncement et vivre de cette vérité qui nous libère, l'Évangile de la tentation ne dit pas autre chose."Demeurez dans ma parole." "Ne nous soumets pas à la tentation..." Le Christ, Fils d'homme, est allé au désert pour nous révéler la puissance de cette Parole. Vainqueur du mal, il demeure dans son engagement qui est d'« aimer Dieu, de tout son cœur, de toutes ses forces et de toute sa vie ».
Par Michel LANDELLE- Diacre - Publié dans : prière
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 22:13
Le Curé d'Ars
Par communautés paroissiales saint Thomas sur le Loir - Publié dans : informations
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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 18:07
Homélie de Bruno SCHAEFFER, Diacre

JOURNEE sante 11 02 2010-1 En ce jour de la saint Valentin, je vous souhaite à tous une bonne fête .....

Et oui, cet appel au bonheur nous concerne tous ; nous sommes tous appelés à aimer ; nous sommes tous appelés à être amoureux ; nous sommes tous appelés à être heureux.

Nous allons marcher avec Jésus en toute confiance pour vérifier que nous ne nous trompons pas de bonheur.

Ce dernier dimanche avant de débuter le Carême constitue une sorte de tremplin, un moment où Jésus nous regarde droit dans les yeux, et nous dit : "va, sois sans crainte, ose rencontrer, ose espérer.

N'est ce pas ce qui remplit le cœur d'un amoureux : oser approfondir la rencontre , oser espérer ensemble, oser construire ensemble ?

Ce sont ces trois pierres de construction qui nous permettront d'édifier le bonheur, de vérifier la solidité de notre conception du bonheur.

C'est-à-dire de construire le royaume de Dieu dès ici-bas sur la terre.

 

Tout d'abord oser approfondir la rencontre :

Dans l'Évangile Jésus descend de la montagne, il s’arrête, et il regarde ses disciples.

Oserons-nous regarder Jésus dans les yeux ?

Oserons-nous approfondir la rencontre avec lui ? Oserons-nous tout recevoir de lui ?

Ce texte des Béatitudes que nous connaissons bien résume parfaitement la démarche que nous pouvons faire pour nous rapprocher de Jésus et pour nous rapprocher de nos frères.

Suis je prêt à me reconnaître pauvre, suffisamment pauvre pour être heureux ?

Nous rentrons ainsi dans le mystère de notre foi : Jésus me fait découvrir le bonheur quand j'accepte d'être pauvre. (bis)

Mais alors, qu'est-ce que c'est que la pauvreté ? Qu’est-ce que c'est que la richesse ?

Notre évêque a écrit un éditorial dans le mensuel de notre diocèse qui peut nous aider à répondre à cette question :

Tout d'abord, la pauvreté c'est accepter de dépendre d'un autre ;

Je cite notre évêque : "il est bon de se rappeler sans cesse que nous avons reçu l'Évangile d'autres qui venaient d'ailleurs. On reçoit toujours la Bonne Nouvelle de quelqu'un d'autre. Quiconque œuvre pour le Christ sait que celui qui sème n'est pas celui qui récolte. Nous bénéficions du travail et de la fidélité de ceux qui nous ont précédés."

Ainsi le pauvre est celui qui accepte de recevoir les bénéfices de ceux qui l'ont précédé ; et non pas de faire croire que c'est le fruit du travail qu’il a lui même fourni.

Le pauvre est aussi celui qui accepte de recevoir la Bonne Nouvelle ; et non pas de vivre comme s'il n'avait plus besoin de Bonne Nouvelle.

Le pauvre est celui qui accepte de semer sans voir ce qui sera récolté ; et non pas de se glorifier d'avoir réussi.

Monseigneur Yves Le Saux continue : "retenons quelques exemples de la figure du saint curé d'Ars (dont nous avons reçu les reliques), son attachement et son amour pour le Christ, sa charité pastorale, son attention aux personnes, sa confiance absolue dans la Miséricorde de Dieu, mais aussi son attention aux besoins et aux souffrances concrètes de son époque".

On peut vraiment dire que saint Jean-Marie Vianney était amoureux de son Église et de ses paroissiens.

Ceci nous encourage à espérer ensemble. C'est notre deuxième pierre.

 

Oser espérer ensemble.

Cette phrase peut revêtir un aspect provoquant pour certains d'entre nous qui traversent une épreuve difficile.

Comment peut-on espérer alors que notre voisine de 18 ans est en train de mourir d'un cancer ?

Comment peut-on espérer alors qu'une jeune maman doit être internée pour hystérie ?

Comment peut-on espérer alors qu'un père de famille se donne la mort parce qu’il ne voit plus la possibilité de faire vivre sa famille ?

Nous avons tous des bonnes raisons de ne pas espérer.

Notre pape Benoît XVI voit dans le Magnificat et dans la foi de Marie la source de notre Espérance :

Je cite : "les humbles et les indigents, comme tous ceux qui craignent Dieu, font l'expérience de sa Miséricorde, qui renverse les destins terrestres. ...

Le Magnificat n'est pas le cantique de ceux auxquels la fortune sourit qui ont toujours le vent en poupe ; c'est plutôt l'action de grâce de ceux qui connaissent les drames de la vie, mais qui placent leur confiance dans l'œuvre rédemptrice de Dieu.

Notre très saint Père prononçait ces paroles le jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes jeudi dernier 11 février, journée de prière pour les malades avec sainte Bernadette.

Il nous demande de demeurer longuement, un peu "comme un arbre planté près d'un ruisseau qui donne du fruit en son temps" , comme des amoureux !

Je cite : ceux qui demeurent longuement aux côtés des personnes souffrantes, connaissent l'angoisse et les larmes, mais également le miracle de la joie, fruit de l'amour."

À la suite de Jésus, vivons comme des amoureux auprès des personnes souffrantes.

C'est notre troisième pierre :

 

Oser construire ensemble.

Saint Paul le résume à sa façon : "c'est un devoir pour nous les forts de porter les infirmités des plus faibles et de ne pas rechercher ce qui nous plaît".

De même que nous ne pouvons pas être amoureux tout seul, nous ne pouvons pas être heureux tout seul. C'est l'amour qui nous rend fort pour combattre.

Demeurons les uns près des autres, les uns avec les autres pendant ce temps de carême pour pouvoir vivre ensemble la Résurrection du Christ.

Le Christ, époux de l'Église, amoureux de chacun de nous, a donné sa VIE pour nous, ce qui ne l'empêche pas de porter du fruit, et de nous permettre de porter du fruit en abondance à notre tour pour le bonheur de chacun de ceux qui nous entourent AMEN

Par Bruno SCHAEFFER, Diacre - Publié dans : prière
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 21:24

Homélie du Père Abel REVEAU.

 


Au bord du lac d bxp45159 e Génésareth une foule se pressait autour de Jésus pour écouter la Parole de Dieu , nous dit l'Évangile Cette foule on peut l'imaginer: ce sont des hommes, des femmes, des enfants et des jeunes, ceux que Jésus va rencontrer tout au long de ces 3 années de vie publique, de vie missionnaire: ce sont les gens du peuple, les malades, les infirmes,les blessés de la vie, mais aussi des pharisiens, des scribes, des publicains et des pécheurs, et encore des étrangers comme le centurion romain, la syro-phénicienne. Ils sont avides d'écouter la Parole de Dieu. De cette Parole, on n'en dit pas plus dans l'Évangile de ce jour, mais on peut penser au message de Jésus contenu dans les Évangiles: les béatitudes, les signes et les guérisons, le pardon donné, la multiplication des pains, toutes paroles ou signes qui vont redonner confiance, remettre debout et rappeler sans cesse combien chacun est aimé de Dieu. Jusqu'au cœur de nos épreuves, de nos difficultés à vivre, il se fait proche.


Cette foule de l'Évangile nous invite à regarder aujourd'hui notre humanité, ses attentes profondes pour plus de justice, de paix, pour plus de fraternité, pour que chacun trouve ce qui est nécessaire pour vivre décemment… Mais qui va lui porter la Bonne Nouvelle, qui va lui dire la Parole de Dieu .

« Qui enverrai-je, qui sera mon messager »?

 

Au temps d'Ozias et des rois d'Israël ce sont les prophètes qui transmettaient la Parole de Dieu comme nous l'avons entendu dans la première lecture avec l'appel fait à Isaïe : « Moi je serai ton messager, envoie-moi »?

Paul dans sa lettre aux Corinthiens nous redit que c'est le Seigneur qui lui a fait signe: « en tout dernier lieu il est apparu à l'avorton, au tout petit que je suis », mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu ».

Dans l'Évangile de ce jour c'est bien d'un appel qu'il s'agit et il se situe au regard de cette foule dont on dit qu'elle se pressait autour de Jésus. Un appel qui s'adresse d'abord à Pierre et à travers lui à ses compagnons. A y regarder de plus près on découvre que cet appel suit tout un cheminement. On ne devient pas apôtre de Jésus du jour au lendemain. Il faut devenir familier de sa parole pour devenir disciple et apôtre.

L'Évangile nous dit dans un premier moment que Jésus pressé par la foule a besoin de s'éloigner un peu du rivage, il va monter dans la barque de Simon et

« de là il enseignait la foule ». Pierre est de ceux qui écoutait son enseignement.

Puis, plus loin, Jésus ordonne à Simon « avance au large et jetez les filets » Mais si déjà la nuit la pêche a été infructueuse combien plus elle le sera de jour , tous les pécheurs en mer vous le diront. Pourtant Pierre dit à Jésus : « sur ton ordre je vais jeter le filet ». Nous connaissons la suite. Enfin a la fin de l'Évangile de ce jour c'est l'appel de Jésus à Simon Pierre: « sois sans crainte ; désormais ce sont des hommes que tu prendras », que tu sauveras.

 

Et voilà que dans cette rencontre de Jésus, Simon Pierre va réaliser la grandeur de celui qui est là, devant lui, celui dont Isaïe a proclamé la sainteté, celle du Dieu trois fois Saint. « A la vue de ce signe, Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant: Seigneur éloigne toi de moi, car je suis un homme pécheur ». C'est le cri d'Isaïe quand il rencontre le Dieu trois fois saint: « malheur à moi je suis perdu » ou encore celui de Paul : «j'ai persécuté l'Église de Dieu ». La rencontre de Dieu nous fait prendre conscience de notre petitesse, de notre péché, de nos pauvretés. N'ayons pas peur de laisser le Seigneur traverser nos existences et nous révéler ce que nous sommes, n'est-t-il pas le Dieu qui nous aime sans limite et son pardon n'est-t-il pas de toujours à toujours. Si nous savons nous aimer et nous pardonner, combien plus nous aime le Dieu de vie manifesté en Jésus, celui dont on dit qu'il est plus grand que notre cœur. Il est celui qui a travers l'amour donné, partagé nous fait grandir, relève, remet debout, redonne confiance.

Ce qui est étonnant dans les trois lectures qui nous sont données aujourd'hui c'est que nous découvrons un Dieu qui semble se moquer de nos faiblesses. Il envoie un messager pour purifier les lèvres d'Isaïe, « maintenant ta faute est enlevée » et Paul le persécuteur d'écrire dans sa lettre « la grâce de Dieu est avec moi » et Jésus dit à Pierre: « sois sans crainte ». C'est l'expérience faite par Tony qui nous a quitté ces jours-ci, à quelques semaines de sa première communion: aujourd'hui je sais que cette parole de Dieu « tu es mon fils bien aimé, en toi j'ai mis tout mon amour, elle est aussi pour moi et je dis oui à cette parole. C'était lors de la dernière rencontre de son équipe catéchuménale.

 

Devant nos faiblesses, nos petitesses, nos pauvretés, notre péché, Dieu se révèle comme le Dieu de la tendresse, tout puissant oui tout puissant en Amour.

Alors que Pierre se reconnaît pécheur, mais plus encore qu'il reconnaît en Jésus l'envoyé de Dieu, il reçoit cet appel « sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras », que tu sauveras.

Qui enverrai-je ? Qui sera mon messager ? C'est la question qui retentit en ce jour. En appelant Isaïe, Paul, Pierre et ses compagnons le Seigneur nous invite à accueillir son appel. Oui qui annoncera la Parole de Dieu, à cette foule d'aujourd'hui, à ce monde qui est le nôtre ?

Qui suis-je pour répondre à cet appel? Laissons résonner en nous les paroles de Jésus: « sois sans crainte » et n'oublions pas sa parole au terme de l'Évangile de Matthieu « et moi je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps ».

Alors n'ayons pas peur de répondre à la suite d'Isaïe, de Pierre et des apôtres: « Moi je serais ton messager, envoie-moi.

Seigneur toi qui, après avoir écouté ta Parole, nous invites en ce jour à partager un même pain et de boire à la même coupe, accorde-nous de vivre tellement unis dans le Christ que nous portions du fruit pour le salut du monde.

Par Père Abel REVEAU - Publié dans : prière
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 11:27
affiche chorale pour le blog
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 08:05
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Messe présidée par le Père Stanislaw KATA,
coordinateur de la région Centre ...

A l'issue de la célébration une collation sera offerte par la communauté des Soeurs de la Congrégation du Saint Coeur de Marie...
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 07:54
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 19:24
Homélie du Père François CLERET

FouleAvez-vous remarqué combien on emploie souvent le mot corps dans la conversation : on parle souvent du corps social ou du corps enseignant, du corps diplomatique ou du corps électoral. On parle aussi de « l’esprit de corps ». Autant d’expressions parmi d’autres qui veulent signifier la cohésion, la solidité d’un groupe de personnes. Et saint-Paul d’ajouter : « Vous, chrétiens, vous êtes le Corps du Christ. »

 

Il y a trois semaines, nous étions émerveillés en pensant à ces mages venus de loin pour chercher le Messie. Ils l’ont reconnu sous le visage d’un nouveau-né et ils l’ont adoré.

 

Il y a quinze jours, nous méditions en pensant aux foules qui allaient vers Jean le Baptiste, car elles étaient en attente ; elles cherchaient le Messie promis. Et Jean Baptiste leur disait : « Ce n’est pas moi mais le voici qui vient parmi vous et l’Esprit - Saint se manifeste en lui.»

 

Dimanche dernier, nous regardions Marie solliciter Jésus et dire aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Jésus accomplit à Cana son premier signe. Et ses disciples crurent en lui.

 

Aujourd’hui, Jésus n’est plus visible ; Jean Baptiste n’est plus là pour le désigner ; Marie est absente et ne peut nous le montrer. Pour ceux qui cherchent aujourd’hui, pour ceux qui veulent rencontrer Jésus, pour ceux qui veulent entendre sa Parole, il y a un lieu : c’est L’Eglise. Non pas d’abord le bâtiment qui nous accueille mais l’Eglise à laquelle nous appartenons depuis le jour de notre baptême, cette Eglise que nous formons et à laquelle saint Paul s’adresse quand il nous dit : « Vous êtes le Corps du Christ. » Cette parole est vraie pour vous, les enfants qui vous préparez à la première communion. Avec vos parents qui vous accompagnent et avec nous tous ici rassemblés, vous êtes, nous sommes le Corps du Christ.

Avons-nous pris conscience de la force de cette parole  et de ce qu’elle implique pour nous ?

 

Revenons au point de départ. Ce jour-là, à la synagogue de Nazareth, Jésus, ouvrant le Livre, proclama : «  l’Esprit de Dieu est sur moi, il m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé annoncer aux pauvres la Bonne Nouvelle, aux opprimés qu’ils sont libres et aux aveugles qu’ils verront. » Et il ajoutait : « Cette parole, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. »

 

Frères et sœurs, en ouvrant à notre tour ce matin le Livre des Ecritures, nous ne parcourons pas un livre d’histoire ancienne : c’est aujourd’hui que cette parole s’accomplit pour nous. Et c’est tout un programme qui nous est indiqué pour que nous manifestions aux hommes l’action de Dieu en ce monde. Car Dieu agit, mais pas sans nous. Son action passe par nous comme elle passait par Jésus-Christ. Aujourd’hui l’Eglise s’efforce, comme Jésus hier, de répondre aux besoins des hommes, en étant signe de la tendresse de Dieu pour ce monde qu’il aime tant.

 

 

Nous sommes le Corps du Christ : un seul corps mais aux membres divers. Tous, nous avons reçu le même baptême qui fait de nous un seul corps et chacun des membres a sa place dans ce corps articulé.

 

  • Que ferions-nous sans bras ou sans jambes ?

Sans jambes pour aller vers les plus démunis et sans bras pour leur donner la main ? Pensons au Secours catholique ou au CCFD et à bien d’autres associations qui, dans le monde entier et depuis tant d’années, aident des millions de personnes en détresse. Aujourd’hui encore, nous pourrons déposer notre offrande pour venir en aide au peuple haïtien qui a tout perdu. Comment ne pas être bouleversé en voyant ce pays ravagé mais dont les hommes se remettent debout pour chanter leur espérance et reconstruire. Quel témoignage de foi !

 

  • Que ferions-nous sans oreilles ou sans yeux ?

Nos oreilles pour entendre le cri de ceux qui souffrent et nos yeux pour regarder le monde en face ? Pensons à la détresse de chrétiens de plus en plus nombreux à travers le monde qui sont victimes de la violence de groupes extrémistes. Laissons-nous informer par ceux qui nous alertent et secouent ainsi notre ignorance ou notre indifférence.

 

  • Que ferions-nous sans notre bouche pour communiquer, pour échanger et pour prier ?

Pensons aux divers mouvements qui rassemblent et animent des milliers de jeunes et d’adultes. Je n’oublie pas le dynamisme du catéchuménat qui accueille et prépare au baptême des jeunes et des adultes, comme c’est le cas dans notre secteur paroissial. Et en cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, gardons au cœur l’impatience de voir aboutir bientôt le dialogue entre Eglises pour que soit pleinement rétablie l’unité entre tous les chrétiens.

 

Ainsi donc, le « Corps du Christ », par l’adjonction progressive des baptisés, a désormais atteint les dimensions de la terre. Jésus disait : « Il en est du royaume des cieux comme d’une graine de moutarde : c’est la plus petite des semences mais, lorsqu’elle grandit, elle devient un grand arbre. » Là encore, c’est aujourd’hui que cette parole s’accomplit.

 

Lorsqu’à la suite de sondages, nous pensons que l’Eglise est en perte de vitesse et que le nombre de chrétiens diminue, c’est que nous n’ouvrons pas les yeux aux dimensions du monde. Sinon, nous serions émerveillés comme je l’ai été moi-même par la jeunesse et la ferveur de ces nombreux chrétiens à travers l’Afrique de l’Ouest, l’Amérique latine ou l’Asie. Tous, nous ne formons qu’un seul corps : Corps ecclésial du Christ.

 

Un corps où tous les membres comptent car ils ont une égale dignité en Christ. Il y va même de la vérité du témoignage que nous donnons au monde. Ne nous laissons pas gagner par la tentation du repli sur le semblable. Accueillons avec joie le souffle de l’Esprit qui nous invite à ouvrir en grand les portes de l’Eglise pour que chacun puisse entrer et s’y sentir en famille : les jeunes ou les anciens, les vieux chrétiens comme les nouveaux convertis, ceux qui ont la même sensibilité que moi et ceux qui pensent différemment. C’est la richesse de l’Eglise et de chaque communauté chrétienne. Qu’il est bon d’entendre cette parole s’adressant aux chrétiens : « Voyez comme ils s’aiment. »

 

Comme dans chaque corps organisé, chacun de nous a sa place. Je sais bien que certains diront : « Je suis trop jeune, je manque d’expérience » ou au contraire : « Je suis trop âgé ; je ne peux plus faire grand-chose. » Et d’autres ajouteront : « Compte tenu de mes activités professionnelles, je n’ai pas le temps ; j’y repenserai au moment de la retraite. »

 

Je crois que chacun de nous, par sa présence, son témoignage, ses engagements, sa prière, permet à l’Eglise d’être la face visible du Christ ressuscité.

 

Au baptême, nous avons été institués « membres du Christ, prêtre, prophète et roi ». Que cette eucharistie où nous recevons le Christ nous amène à faire « corps » avec lui : le « Corps du Christ ».

A nous de « devenir ce que nous recevons. »

Amen

Par Père François Cléret - Publié dans : prière
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 21:13

Homélie de Claude COSNARD, diacre.

                  On ne t’appellera plus «  la délaissée », on n’appellera plus ta contrée « terre déserte »


Haiti.jpg Si les paroles bibliques s’appuient toujours sur des réalités humaines fortes, comment ne pas entendre aujourd’hui ces paroles pour ce petit pays meurtri, pour ces milliers d’hommes ou de femmes disparus, pour tous ceux qui en Haïti attendent qu’une main leurs soit tendue.

Des cœurs humains tremblent, s’inquiètent, pour ce peuple qui a déjà résisté à tant de misères. Dans son quartier, madame L… qui a peur de perdre son logement, qui a peur de se trouver à la rue n’en finit pas de se désoler pour ces familles sans moyen, sans abri pour lesquelles elle ne peut rien.
Pour ne pas sombrer dans la fatalité, une femme engagée auprès des plus pauvres et qui sait ce que veut dire « mesurer chaque jour son impuissance », rappelle que « lorsque tout s'écrase, il reste la fidélité qui fonde les lendemains. »

Cette femme volontaire choisit d’être résolument à côté de l’autre dans la durée.

Qui osera appeler cette contrée la plus pauvre du monde « ma préférée, mon épouse » ?

Mais peut-être direz-vous  que cette heure là n’est pas encore venue ?

Car vous savez trop l’heure présente éloignée de toute réjouissance, que bien des moments difficiles seront à traverser avant que de pouvoir danser à nouveau. Le temps présent est au manque où les mères sont comme cette femme que l’on entend crier au milieu de son désastre « je crois qu’il n’y a que Dieu qui puisse nous sauver ». Cette femme sait pourtant que Dieu n’est pas un magicien mais elle mesure et plaide pour que cette Espérance soit placée au cœur même de tout ce qui reste d’humain, ici et ailleurs.

Des volontaires d’ONG, survivants du séisme nous apprenent ainsi que là-bas sur place des pauvres parmi les plus pauvres pleurent, prient, déblaient sans relâche. Leur donnerons-nous les moyens, en puisant dans notre abondance, d’aller au-delà de leur simple survie ?

Ce Dieu que l’on appelle au secours dans cette débâcle, « Ségné vin sové nou !» comme le titrait vendredi le quotidien la croix, ce Dieu dont nous voulons vivre aujourd’hui, ce Dieu avec nous depuis Noël, ce Dieu là est un Dieu amoureux de l’homme. Un Dieu qui vous appelle « sa désirée, sa préférée » . « Pour elle, je ne prendrai pas de repos avant que sa Justice ne se lève comme l’aurore et que son salut ne flamboie comme une torche » .

Où est donc ce banquet des noces promis, n’est-ce pas à Cana que l’évangile nous invite aujourd’hui ?

L’actualité de ces jours derniers nous mène pourtant loin de cette insouciance d’un banquet nuptial. Mais l’évangile est écrit à l’aune de la croix où tout peut se lire en filigrane. Ce banquet n’est autre que cette vie dans laquelle chacun est invité à prendre sa place. Ce vin que l’on offre à goûter aux invités et qui vient à manquer signifie ce goût pour fêter la vie, ce goût de vie essentiel au cœur de l’homme. Sans doute Marie ne sait-elle pas encore que ce vin est le sang de son propre fils qui veut irriguer nos vies avec abondance afin que nous n’ayons jamais à manquer.

Remarquons aussi que Marie est attentive à ce qui manque mais ne fait porter aucun reproche sur quiconque.

Ce premier miracle de Cana nous donne ainsi la façon dont le Christ veut nous faire entrer dans la vie. Devant l’adversité nous aussi aimerions faire des miracles mais si le Seigneur lui même nous dit que son heure n’est pas encore venue c’est qu’il sait bien que seul l ‘Amour de son Père connaît « la misère de son peuple » . Mais pour ceux qui ont tout perdu comme pour ceux qui ont peur de tout perdre Marie suggère que le Seigneur peut devancer l’heure de son intervention  : « Faites tout ce qu’il vous dira ». La confiance de Marie est à la hauteur de l’amour dont la vie de son Fils est imprégnée, un amour sans condition ni limite comme le suggérait déjà le prophète Isaïe.

Mais cet amour là a besoin de nos mains et de nos pieds. « Remplissez, puisez, portez » demande Jésus à ses serviteurs. Des serviteurs qui ont mis toute leur générosité à accomplir leur tâche mais qui n’ont versé que de l’eau ; il n’est rien demandé de plus que ce que nous savons faire dans l’ordinaire de nos vies. Comment ne pas faire un parallèle avec ce besoin de servir l’homme dans ces contrées défigurées par la démesure de ce qui vient d’arriver.

Alors serons-nous ces serviteurs qui feront dire au maître du repas qu’il n’en revient pas de ce qui s’accomplit tout au long de ce chemin de la reconstruction , ces serviteurs qui portent à bout de bras le goût d’une vie dont auparavant tout un peuple était écarté.

Demandons au Seigneur dans cette Eucharistie de nous donner le goût de l’autre, le goût de la vie, Amen.

Par Claude COSNARD, diacre. - Publié dans : prière
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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /2010 17:07
Homélie du Père Abel REVEAU
Baptême du Christ« Le peuple venu auprès de Jean Baptiste était en attente »: c'est par ces mots que commencent l'Evangile de ce jour . Le peuple de Palestine, au temps de Jésus , était en attente de changement, de renouveau . Les conditions de vie des gens du peuple étaient difficiles: les évangiles nous en parlent à travers cette foule qui a faim pas seulement de pain mais aussi d'une vie nouvelle. Il y a beaucoup de personnes frappées par la maladie : aveugles, paralysés, lépreux et tous ceux qui se sentent mal dans leur corps et dans leur cœur. Il y a aussi la pression d'une présence occupante, celle de Rome et son armée et les impôts liés à cette présence, en plus de tous ceux qui pesaient sur les familles. Il y avait au milieu de ce peuple en attente ceux qui voulaient un changement dans leur vie, comme ceux, nombreux, qui venaient voir Jean Baptiste pour se laver dans l'eau du Jourdain et pour être purifié de leur péché et qui demandaient au Baptiste « que devons-nous faire ? » Oui ce peuple était en attente .

Nous sommes encore aujourd'hui un peuple en attente. Chacune, chacun de nous pourrait formuler des attentes : il y a celle d'un vrai travail , pas un travail pour quelques mois qui assure momentanément la survie, mais un travail qui permette de vivre et d'envisager l'avenir; celle d'une meilleure santé un des vœux les plus exprimés en ce début d'année. L'attente d'une vie de famille plus unie, mais encore attente de paix et de justice dans notre pays et dans le monde.

C'est au cœur de cette attente que Jésus vient lui aussi se faire baptiser . Il n'a pas besoin d'être lavé du péché, lui qui vient de Dieu, Lui le Messie de Dieu , mais il vient, dans un geste public, manifester sa solidarité avec un peuple qui se sait pécheur , mais qui attend un changement dans sa vie . D'emblée Jésus se place non au dessus des gens, mais parmi eux ; avec eux. Déjà par sa naissance , il veut nous dire qu'il vient faire route avec les hommes , par le baptême Jésus vient signifier déjà ce que sera sa mission : elle sera une vie de communion profonde avec ses frères et sœurs en humanité, et particulièrement avec ceux qui vivent la détresse, le découragement, le mépris, la souffrance, la peur. Il vient apporter du neuf, de la vie, une espérance, un renouveau en se faisant proche de toutes et tous et non comme un roi ou un chef qui se place au dessus de tous.

Dans cet évangile on ne dit pas grand chose du baptême de Jésus, mais ce qui est écrit est Bonne Nouvelle pour nous aujourd'hui. Voici ce qui es dit: « comme tout le peuple se faisait baptiser et que Jésus priait , après avoir été baptisé lui aussi... Jésus priait. Jésus, homme parmi les hommes, ne cesse d'être uni à Dieu. Cette communion de Jésus, cet amour de Jésus pour les hommes prend sa source dans cette union intime, profonde, de Jésus avec son Père. « Jésus priait »: nous retrouvons souvent cette expression dans les évangiles pour nous rappeler sans cesse cette union de Jésus avec son Père . « Le Père et moi nous sommes un » dit Jésus en Saint jean.

Alors en continuant le récit: «  le ciel s'ouvrit; l'Esprit Saint descendit sur Jésus sous une apparence corporelle, celle d'une colombe et une voix se fit entendre: c'est toi mon Fils bien aimé, en toi j'ai mis tout mon amour.

« Le ciel s'ouvrit » : dans la représentation biblique de la création, le ciel marque comme une frontière entre l'espace ou vivent les hommes et le Dieu transcendant qui n'habite pas dans le créé. L'ouverture du ciel au baptême de Jésus est une manière de dire qu'avec lui, Dieu se fait proche et qu'il vient habiter parmi nous. La porte est ouverte … Dieu vient faire route avec nous et nous offre d'être en Jésus, par lui et avec lui, ses enfants bien aimés.

C'est ce que signifie et le don de l'Esprit et la Parole qui vient du Père.

L'Esprit Saint qui descend sur Jésus vient nous dire qui est cet homme. Il est la présence, le visage humain de Dieu donné à notre humanité. Et voilà que la voix qui vient du Père le confirme: « tu es mon fils bien aimé en toi j'ai mis tout mon amour ». Nous reprenons souvent cette parole lors d'un baptême: tu es fille, tu es fils bien aimé de Dieu, en toi Dieu met tout son amour. Le baptême chrétien, s'il vient nous laver de nos péchés, il est d'abord le signe, le sacrement de notre naissance à la vie en Dieu. Comme le dit Paul dans sa lettre à Tite, « par le bain du baptême, Il nous a fait renaître et nous sommes renouvelés par l'Esprit saint ». Nous possédons dans l'espérance l'héritage de la vie éternelle. Nous sommes filles et fils de Dieu.

Alors accueillons sur nous cette parole «  tu es mon fils , tu es ma fille bien aimée en toi j'ai mis tout mon amour ». Cette parole est espérée par tous ceux qui sont en attente, en recherche, comme ces 17 enfants qui viennent recevoir ce jour le livre de la Parole, le credo ou la prière de Jésus, le « Notre Père »

Ils sont particulièrement en attente de ce jour où ils se reconnaitront, par la grâce du baptême, filles et fils de Dieu, même s'ils savent aujourd'hui qu'ils sont aimés de Dieu, un Dieu qui aime tous les hommes et qui en Jésus est venu faire route avec tous.

A cette parole qui nous est donnée, il faudrait ajouter cette autre qui la précède toujours, celle annoncée par Isaïe, proclamée par Jean le Baptiste « préparez, à travers le désert le chemin pour le Seigneur, tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline abaissée, les passages tortueux deviendront droits,... alors la gloire du Seigneur se révèlera …..».

Alors laissons nous interpeller: Que fais-tu de ton baptême ?

Le baptême nous engage à la suite de Jésus à continuer à porter cette mission: vivre au cœur du monde en partageant ses attentes, ses combats pour la justice et pour la paix, et y témoigner que Dieu est venu en Jésus partager notre humanité pour nous ouvrir à sa divinité.

Seigneur que ta Parole accueillie et ton pain de vie partagé nous fasse vivre à ta suite dans cette double communion, à Dieu notre Père et à tous les hommes qui me sont donnés comme frères et sœurs à aimer comme tu les aimes.







Par Père Abel REVEAU - Publié dans : prière
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 15:46

Homélie du Père François Cléret.

Nous venons de vivre, Epiphanie.jpg une fois encore, une fête qui nous enchante toujours : la fête de Noël et, aujourd’hui, l’Eglise nous invite à garder notre enchantement en ce dimanche de l’Epiphanie.

Fête de l’Epiphanie mais savons-nous ce qu’est une épiphanie ?

Une épiphanie, c’est une manifestation éclatante de la présence de Dieu fait homme. Autrement dit : ce qui était caché se révèle, ce qui était invisible se rend visible. Il ne suffit pas que Dieu existe, encore faut-il que nous en ayons connaissance.

 

A Noël, c’est déjà la manifestation de Dieu. Il se révèle aux juifs et, tout particulièrement, à de petites gens de l’époque : des bergers.

A l’Epiphanie, c’est toujours l

a manifestation de Dieu mais, cette fois-ci, il se révèle aux païens, aux gens du monde entier et l’on comprend alors mieux pourquoi la tradition religieuse a tenu à donner aux mages des noms exotiques : Gaspar, Melkior et Balthasar. Ce n’est pas un rêve : ce sont bien les nations de toutes couleurs, cultures et langues qui sont invitées par le Dieu Sauveur.

 

Pour nous, aujourd’hui, grâce à un long cheminement des croyants au cours des âges, nous pouvons aller jusqu’à la plus éclatante des épiphanies du Seigneur : sa glorieuse résurrection.

Il y a eu des témoins qui ont pris acte et qui ont rendu témoignage : l’humanité de Jésus révèle et manifeste pleinement la présence de Dieu. Et notre foi repose sur ce témoignage :

« Dieu s’est manifesté ; il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire. »

 

Mais cela n’empêche pas que, pour chacun d’entre-nous, la question continue de se poser : Aujourd’hui, le Seigneur se manifeste-t-il ? Et quels signes cherchons-nous de la présence de Dieu ? Quels signes pourraient nous faire « bouger » comme les mages qui sont repartis dans leur pays par un autre chemin ? Car si Dieu se révèle à nous, cela doit bien changer quelque chose dans nos vies.

 

Si nous avions été avec les mages, à Bethléem, est-ce que ce nouveau-né, si fragile, aurait été pour nous un signe suffisant ? En effet, les signes proposés par Dieu ne sont pas du genre clinquant ou tapageur qui, quelque part, forcerait à croire, comme à quelque chose d’évident. Ce qui nous est proposé, ce sont des signes simples, des signes qui manifestent la présence de Dieu, tout près de nous et même en nous, comme une brise légère.

 

Plus que jamais, pour accueillir les signes de la présence de Dieu parmi nous, il faut nous faire un cœur de pauvre à l’image des bergers. Il nous faut quitter nos certitudes bien établies et devenir des chercheurs de Dieu, à l’image des mages venus de loin.

 

 

Alors, comment chercher ensemble ce qu’est l’Epiphanie aujourd’hui et le dire simplement ?

 

  • Mais c’est l’Eglise répandue à travers l’univers, pauvre et belle Eglise de croyants qui tient bon, malgré les tempêtes qui se déchaînent un peu partout, témoignant, malgré ses misères, que la vie de l’homme, c’est la gloire de Dieu.

  • L’Epiphanie du Seigneur aujourd’hui ? Mais c’est la Bonne Nouvelle toujours proclamée et qui touche au cœur ceux qui aspirent à rencontrer Dieu en vérité.

  • L’Epiphanie, aujourd’hui ? Mais ce sont les sacrements : le baptême qui donne la vie de Dieu ; l’eucharistie dans laquelle le Christ se rend réellement présent à nous ; le mariage qui investit les époux de la présence du Dieu de l’Alliance… 

  • L’Epiphanie du Seigneur, elle se lit sur le visage d’hommes et de femmes connus ou inconnus, qui ont tout quitté pour consacrer leur vie aux plus déshérités de la planète, reprenant le flambeau d’un abbé Pierre ou d’une sœur Emmanuelle.

 

Finalement, l’Epiphanie du Seigneur se donne à contempler dans l’amour de Dieu et du prochain vécus au quotidien.

Mais, sans doute, avons-nous encore à apprendre de l’attitude des mages. Ils offrent comme cadeaux à l’enfant : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

 

En déposant de l’or aux pieds de l’enfant, les mages reconnaissent en lui un roi mais pas n’importe quel roi. Il est celui qui dira : « Ma royauté n’est pas de ce monde. »

 

En déposant l’encens, ils reconnaissent en lui Dieu qui s’est fait homme. En Jésus, l’Emmanuel, Dieu a pris l’initiative d’entrer en relation avec les hommes.

 

Avec la myrrhe que l’on utilisait pour embaumer les corps, les mages nous invitent déjà à reconnaître en Jésus, mort et ressuscité, le Sauveur du monde.

 

Un mot encore pour conclure. Avez-vous retenu la dernière phrase du récit de Mathieu ? Il dit qu’après avoir rencontré Jésus, « les mages sont repartis par un autre chemin. » Puissions-nous repartir, en cette année qui commence, par un autre chemin !

Pour tous ceux qui rencontrent vraiment le Christ des chemins nouveaux s’ouvrent devant eux : chemins qui les rapprochent de Dieu, chemins qui les rapprochent de leurs frères.

 

Alors, laissons-nous guider par l’étoile des chercheurs de Dieu.
Amen

 

 

Par Père François CLERET - Publié dans : prière
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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /2009 15:57
Homélie de Claude Cosnard, diacre.

« Mon enfant…vois comme nous avons souffert en te cherchant ! »

Ste Famille L’angoisse d’une famille exprimée ainsi nous apparaît bien humaine et cette tranche de vie familiale bousculée, vécue au travers de ses parents : Marie et Joseph, s’identifient bien à la notre. Cependant il sera bon de lire et relire cet évangile pour découvrir ce qu’il nous enseigne au delà d’une péripétie familiale aussi angoissante fut-elle ?

Revenons d’abord sur cette famille qui s’identifie à la nôtre :

à douze ans comme un rite de passage pour un adolescent, une famille vient vivre avec d’autres, cet événement comme une fête . Ils se retrouvent en chemin, les enfants se mélangent, s’invitent et les parents laissent désormais leurs enfant s’émanciper loin de leur regard, loin de leur emprise. Mais une trop longue absence finit par inquiéter, interroger, angoisser au point d’envahir l’espace familial désormais centré sur ce qui apparaît maintenant comme une fugue. Aurions-nous parents été inconscients ? Les retrouvailles sont désarçonnantes; cet inconscient,  ne serait ce pas plutôt l‘enfant: « comment se fait-il que vous m’ayez cherché » ose-t-il ? et cette réponse que Joseph dû recevoir comme un glaive : « c’est chez mon Père que je dois être. » Comment faut-il l’entendre ? Ce jour là, Marie et Joseph durent sentir que Jésus leur échappait 

Sans doute cette enfance retracée par Luc a-t-elle deux mérites :

nous montrer, jusque dans les détails, un Jésus totalement homme: « il grandissait en sagesse , en taille et en grâce », et un Jésus placé sous le double regard des hommes et de Dieu . Son humanité n’a donc pas été dotée d’une surpuissance hors du commun, qui le mettrait à part ; et la Divinité de l’homme Jésus est puisée jour après jour dans la relation à son Père.

 

Car, si c’est une famille comme la notre, c’est aussi une destinée particulière. Marie et Joseph savent bien depuis Noël que le monde d’ Hérode cherche à le faire périr que cet enfant dérange. Mais ils savent aussi, au profond d’eux mêmes, qu’il est le projet de Dieu.

Alors Marie et Joseph veillent sur lui tout en l’inscrivant dans la tradition de leurs Pères. Tous les ans il vont à Jérusalem pour la Pâque juive.

Cette année là, ils souffrent de le perdre, ils souffrent de ne pas tout comprendre, mais ils entrent dans le Mystère.

Ce n’est pas au temple que le fils choisit de demeurer mais au cœur même de l’existence humaine, au sein d’une famille, d’un travail , d’un village presque oublié « de Nazareth, lui dira Nathanaël, peut-il sortir quelque chose de bon ? »

 

Alors il nous est plus facile de comprendre ce que ce texte peut nous apprendre.

Comme Marie et Joseph, dans la confiance ou la surprise, nous avons accueilli un jour le Christ en nos vies, sans trop comprendre, sans bien le connaître , nous lui avons fait une place, le gardant bien à nous comme on protège un nouveau-né de peur de le perdre et comme tout enfant il nous a fait grandir avec lui ; sans doute avons-nous essayé de le défendre contre tous ceux qui se seraient bien mêlés de le façonner à leur image, peut-être nous aussi avons-nous été tenté de se servir de lui pour nos projets.

Et voici qu’après avoir tout fait selon les rites, alors que nous croyons être arrivés au bout du chemin cet enfant encore nous échappe.

Pour la première fois, il nous faut chercher celui que nous croyions bien installé en notre chair.

Aucune recherche n’est possible sans revenir sur son histoire, sur ses traces ou sur ses pas.

Alors on demande à la famille, les amis, l’Eglise….ceux que l’on pense les mieux placés, ceux qui savent entendre sa voix, reconnaître son visage, indiquer sa présence. Mais rien ne résonne plus en nous, cet enfant s’est absenté de nos vies, il n’est plus l’enfant que l’on serrait et gardait dans ses bras. Le petit Jésus de l’enfance s’efface. Oui cela fait souffrir aussi. L’angoisse étreint, sans lui, notre vie perd tout sens, nous sommes là comme morts.

Trois jours : « c’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le temple » ; trois jours comme un temps de Pâques, comme un temps de passage nécessaire de la mort à la vie.

Et voici que celui que l’on retrouve étonne, comme Joseph et Marie on reste stupéfaits : c’est bien lui ! et pourtant il semble si différent. Ses paroles mêmes, viennent à nous surprendre, comme celui qui fait une rencontre personnelle, une rencontre nouvelle de la Parole du Père dans l’évangile.

Celui que l’on découvre ne cherche pas à faire la leçon mais il nous écoute, nous pose des questions, et les réponses qu’ils donnent sont nouvelles, claires, pleine d’une lumière ou d’une intelligence qui remue et émerveille car « tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient. »

 

Toutes les réponses de Jésus renvoient à nous mêmes :

« Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? »

« Ne le saviez-vous pas »

« C’est chez mon Père que je dois être »

Trois messages lancés par le Christ dans nos existences :

Vous cherchez l’insaisissable et cependant je vous suis tout proche

Vous croyez savoir mais je vous supplie , restez éveillés car tout est à apprendre

Vous me cherchez au temple mais déjà je suis retourné parmi mes frères, au cœur de ce monde aimé du Père.

Alors familles que nous sommes, solides ou bousculée, cherchons celui qui ne cesse de grandir, de surprendre, d’étonner. Réjouissons-nous car au-delà de la peur, il y a la Paix de Noël, la Paix du ressuscité.

Amen

Par Claude Cosnard, diacre - Publié dans : prière
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Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /2009 20:25

Homélie du Père François CLERET

CrècheOn m’a raconté cette histoire d’une petite fille prénommée Amélie, qui bout d’impatience chaque année, quelques jours avant Noël. Mettez-vous à sa place : dès le début de l’Avent, avec ses parents, elle creuse la grotte qui va accueillir le petit Jésus dans le papier rocher. Ensuite apparaissent le bœuf et l’âne, puis les moutons qui restent à distance, dans les champs, avec les bergers.

Le dimanche avant Noël, la maman a placé Joseph et Marie, auprès de la mangeoire où reposera l’enfant. Et puis on rapproche un peu les moutons chaque soir. Amélie voudrait bien faire entrer les moutons dans la grotte pour hâter l’événement mais il paraît que ça n’est pas possible et qu’il faut attendre quelques jours.

Alors il s’est passé quelque chose de bouleversant. L’autre jour, notre petite Amélie a visité les abords de la crèche et elle a trouvé le petit Jésus dans le creux d’un rocher. Sa maman l’avait mis là dans une proximité discrète, pour qu’il soit prêt à prendre sa place, le soir de Noël. C’était trop triste de le laisser seul alors, n’écoutant que son cœur, Amélie l’a placé dans la mangeoire, entre Marie et Joseph, pour qu’il se réchauffe sous le souffle tiède des animaux.

Mais ce n’était pas encore Noël alors, pendant qu’Amélie était au lit, Jésus a mystérieusement disparu. On lui a dit qu’il fallait attendre encore un peu. Mais que c’est long d’attendre quand on a 4 ans !

 

L’histoire d’Amélie, c’est la nôtre. La petite fille qui s’impatiente et cherche encore et toujours, c’est l’humanité, notre vieille humanité multi millénaire. Quand verra-t-elle la paix régner à ses frontières ? Quand entendra-t-elle parler de la faim et du sous-développement comme d’une réalité du passé ? Quand verra-t-elle enfin apparaître le visage humain de l’homme, créé à l’image de Dieu ?

 

Et pourtant, il y a 20 siècles, au milieu des ténèbres du peuple d’Israël, un évènement s’est produit, sans bruit, qui allait bientôt transformer notre monde et nos vies. Un enfant est né à Bethléem dans l’obscurité de la nuit de l’histoire. Des bergers sont accourus. Des anges l’ont entouré de leurs chants joyeux. Et des mages, venus d’Orient, sont venus vers lui guidés par l’étoile.

 

Trente ans plus tard, on a vu un jeune homme partir sur les chemins de Palestine. Partout où il passait, il illuminait les gens et réchauffait les cœurs blessés. « En lui était la vraie lumière venue dans le monde. » Partout où il passait il parlait du bonheur à la manière de Dieu : les Béatitudes pour vivre heureux. Il parlait avec autorité et supprimait les barrières qui séparaient les hommes. Et là où il passait : il renversait l’ordre établi : les derniers devenaient les premiers, les pauvres étaient plus heureux que les riches. Il faisait renaître la femme pécheresse et Zachée le publicain. Bref, avec Jésus, les gens se sentaient revivre et le monde avait un avenir.

 

Mais, nous dira Jean l’évangéliste : « …Le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. » Les puissants de l’époque se sont rapidement ligués contre le prophète qui leur faisait de l’ombre. L’enfant de Bethléem, déjà rejeté de la ville à sa naissance, car il n’y avait pas de place pour eux à l’hôtellerie, sera poussé hors de Jérusalem aux jours de sa Passion pour être fixé sur le bois de la croix. (Rappelez-vous, les enfants, la légende des 3 arbres).

 

Et pourtant, si nous sommes là ce soir, c’est bien parce que le feu de la Pentecôte a embrasé nos cœurs, à la suite des témoins de la Résurrection du Christ-Jésus. Car nous sentons bien que le salut du monde et le bonheur des hommes passent par cet enfant Dieu, ce nouveau-né si frêle sans doute mais que le Père nous invite à reconnaître déjà comme le Sauveur du monde.

 

Ce soir encore, l’humanité attend. Et nous sommes une part de cette humanité, choisie par Dieu pour révéler aux hommes qu’un autre monde est possible, pas seulement plus tard mais dès aujourd’hui. En venant contempler l’enfant de la crèche, nous ne nous laissons pas gagner par la nostalgie des Noëls de notre enfance mais nous venons nous laisser illuminer par le divin enfant, le Verbe fait chair, le Prince de la paix. C’est lui qui nous constitue déjà peuple de témoins, chargés de porter la lumière du Christ à ceux qui tâtonnent dans la nuit et qui cherchent une lumière qui les guide dans leur vie.

 

Alors, portez cette lumière vous, les parents et les grands parents. Que le Seigneur vous inspire, à l’exemple de Marie et de Joseph, le discernement et l’amour pour devenir chaque jour davantage les éducateurs dont vos enfants ont besoin pour marcher sur les pas de Jésus.

 

Vous les jeunes, que la vraie joie de Noël s’imprime dans vos cœurs sachant que la vie est le plus beau cadeau que Dieu nous donne et qu’il vous confie l’avenir de notre planète.

 

Vous qui êtes seuls, isolés, dans une chambre d’hôpital, dans une maison de retraite ou à la maison : qu’il y ait près de vous, à l’exemple des bergers, des personnes qui viennent vous visiter.

 

Vous qui espérez un monde de paix, d’amour et de justice : faites, vous aussi, le rêve de croire qu’il peut se réaliser à travers vos petits gestes quotidiens partout où vous vivez.

 

Vous tous, qui attendez un mieux dans votre vie et êtes venus porteurs d’une intention de prière en cette nuit de Noël : sachez que Bethléem signifie « maison du pain ». Que Jésus, Pain vivant descendu du ciel, s’offre à chacun de vous pour que naisse et grandisse un monde nouveau.

 

Alors, avec Amélie, la petite fille qui désirait tant la naissance de Jésus, je vous souhaite un bon Noël !

 

Par Père François CLERET - Publié dans : prière
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Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /2009 18:42
Par communautés paroissiales saint Thomas sur le Loir
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 21:07

Homélie de Bruno Schaeffer, diacre.

     Dimanche deMariernier, le pasteur de notre paroisse, notre curé, récapitulait les étapes spécifiques du temps de l'Avent. Ces étapes nous permettent de créer un climat d'accueil de notre Sauveur en vue de la célébration de Noël :

     1° étape :Veiller et prier pour rester vigilant

     2° étape : Accepter de passer par le désert pour être disponible à l'essentiel.

     3° étape : Nous demander : « Et nous, que devons-nous faire ? »

Cette opération-vérité sur notre vie ayant pour heureuse conséquence de libérer en nous des cris de joie.

Et nous vivons en cette 4e dimanche, comme la synthèse de toutes ces étapes réunies en une seule personne : la très sainte Vierge Marie. Ce temps de l'Avent est semblable à un temps de maturation, de gestation. Marie a elle-même vécu toutes ces étapes permettant de créer un climat d'accueil pour son fils. Et elle nous apprend à faire de même :En contemplant sa façon de vivre sa mission, nous allons découvrir notre propre mission.

Notre évêque veut nous faire avancer sur le chemin vers Noël, dans sa catéchèse de l’Avent, en nous posant une seule question : "où est la source de ce qui te fait vivre ?" Où est la source de ce qui me fait vivre ?

Marie avait trouvé la source, l'unique Source. Et nous n'avons plus qu'à suivre Marie pour découvrir comment nous pouvons à notre tour faire advenir Jésus, lui permettre d'entrer dans le monde (comme le dit la 2° lecture), et de répandre son Esprit d'Amour, son Visage d'Amour (comme le dit le psaume).

Que fait la très sainte Vierge Marie pour mettre en œuvre la Parole qu'elle avait reçue de Dieu : "voici que tu vas concevoir et enfanter un fils" ? Est-elle restée chez elle bien au chaud, pour tisser un cocon autour d'un enfant fragile et précieux ?

Non, Marie a pris le risque de ne rien garder pour elle. Marie a pris la décision d'aller se mettre au service de sa cousine. Elle sait qu'elle est habitée par son Seigneur, et elle veut déjà l'offrir. Elle va visiter Élisabeth. Elle va à la rencontre de son prochain.

Marie s'est mise au service de Dieu en acceptant qu'Il habite en elle ; mais cette mission, Marie croit qu'elle passe par un appel, un appel à se mettre aussi au service d'Élisabeth. Et la Source entraîne un déferlement de grâces successives : contemplons-les ensemble :Marie portant Jésus en son sein, ouvre la bouche pour donner la paix à Élisabeth. Saint Jean-Baptiste exprime sa joie en exultant dans le sein de sa maman. Élisabeth est remplie de l'Esprit Saint grâce au geste effectué par son enfant. Elle exprime avec force le bonheur qui fait irruption en elle.

La visite de Marie a provoqué en Élisabeth un épanouissement inouï de sa foi. Grâce à Marie, Élisabeth découvre la merveilleuse mission de son fils Jean-Baptiste, et en même temps elle confirme à Marie qu'elle est la Mère de Dieu.

La femme stérile qu'on croyait incapable de grandes choses vient d'accomplir sa mission de prophète ; elle est chargée de préparer la venue du Seigneur, comme son fils Jean-Baptiste l'accomplira .

Est-ce que cet Evangile a été écrit pour nous faire rêver devant les merveilles que seuls les grands saints peuvent vivre ?

Non, cet évangile a été écrit pour que je puisse dire à mon tour, comme Marie, " comment cela va-t-il se faire ?" Ensuite, j'entendrai la réponse d'encouragement : "rien n'est impossible à Dieu". Et je n'aurai plus qu'à me mettre en route comme Marie l'a fait, vers ceux qui ont tant besoin de moi.

Les évêques réunis à Lourdes nous lancent justement un appel, une porte ouverte sur l'avenir : "vivre Noël autrement".

Marie a laissé l'Esprit-Saint la conduire vers Elisabeth pour se mettre rapidement à son service. De même, les évêques nous confient cette intention pressante : " que l'Esprit saint nous rendent tous inventifs pour de nouveaux modes de vie qui incarnent notre espérance d'une société plus juste et fraternelle".

Comme Monseigneur Le Saux, nos évêques nous supplient de ne pas tomber dans le panneau de l'activisme, en n’oubliant jamais la Source de notre engagement ; voici leur appel : « Communautés chrétiennes, c'est à vous que nous adressons cette lettre. Nous connaissons les multiples générosités qui sont les vôtres. Nous savons la compétence et la créativité des associations caritatives que vous ne cessez de soutenir, surtout en cette période où les aides publiques diminuent. À l'approche de Noël, nous vous lançons un appel afin de vous encourager à ressourcer tout effort de solidarité dans le mystère du Fils de Dieu, né de Marie, qui s'est fait pauvre pour nous enrichir par sa pauvreté ... "

Et les évêques nous invitent à participer au merveilleux cadeau que fait Marie à Élisabeth en allant la visiter : "et pourquoi ne pas préparer ou prolonger la célébration de l'Eucharistie par un ministère de la visite auprès des isolés ou des voisins dont la pauvreté muette a besoin d'un geste fraternel ? Nous aurons alors la surprise, bien souvent, d'être nous-mêmes renouvelés dans notre joie de croire". Transformer nos simples visites en visitations où nous croyons vraiment que nous portons le Fils de Dieu en nous-mêmes, comme Marie . Nous allons Le recevoir dans le Sacrement de l'Eucharistie; comme Marie, ne le gardons pas pour nous tout seuls afin que d'autres puissent vivre la joie de Noël. Demandons à Dieu de nous préparer à « vivre Noël autrement ».Amen .

 

Par Bruno Schaeffer, diacre. - Publié dans : prière
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