Dans l'ordinaire de Dieu


 
Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 22:22
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 22:07
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 21:10

      Eveiller les enfants à la foi est l’engagement pris par les parents au moment du baptême de leur enfant … et il n’est pas besoin d’attendre l’âge du catéchisme pour cela ! C’est dès le plus jeune âge que l’enfant découvre la vie avec Dieu, découvre la Parole de Dieu, la prière …


               Pour aider les parents dans ce cheminement un temps d’Eveil à la foi est proposé à la paroisse de La Flèche : chaque dimanche du temps scolaire, pendant la messe de 11h à St ThomEveil---la-Foi-copie-1.jpgas.




                Il s’agit d’une lecture de l’Evangile et d’un temps de prière adapté aux enfants, répartis en deux groupes d’âge (3/6 ans et 6/10 ans environ). Les enfants repartent avec un document qui permet de prolonger la prière à la maison.

Ce temps d’éveil à la foi s’adresse à tous les enfants, et tous y sont bienvenus, baptisés ou non, pratiquants habituels de la messe du dimanche ou non.


 

Pour tout renseignement :

Amanda Hill 02 43 96 00 91 / amanda.hill@sfr.fr

 

 

Quelques sites d’éveil à la foi :

Bienvenue sur eveil-foi.net

Liturgie de la Parole avec les enfants

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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 20:48

Homélie du Père François CLERET


Si la douceur du climat de ces dernières semaines a pu nous faire oublier que nous sommes en décembre, il suffit de s’aventurer en ville pour en découvrir le terme : Noël ! Illuminations de nos rues, vitrines en fête, publicités alléchantes, marchés de Noël…Chaque année, la grisaille de nos vies semble s’évanouir pour faire place au rêve et à la magie de la fête qui se prépare.

Et voilà que l’Evangile de ce dimanche vient jouer les trouble – fête !

Pourtant les premières phrases de Luc avaient de quoi nous impressionner : on y voit défiler, en bon ordre, tout ce que le monde d’alors comptait de puissants : le G8 de l’époque ! 

En tête, Tibère, l’empereur et puis derrière, son représentant en Judée : Pilate. Viennent ensuite : Hérode, prince de Galilée et d’autres petits rois des provinces voisines. Dans le décor majestueux prennent place à leur tour les autorités religieuses : Anne et Caïphe, les grands-prêtres.

Chacun est à son poste pour maintenir l’ordre immuable et romain.


Or voici que la Parole de Dieu fut adressée à Jean, dans le désert. En un instant le décor théâtral s’efface. Et nous voici transportés au désert, loin des ors des palais et des bruits de la ville.


Au désert, mais quel désert ?

Pas celui des catalogues de voyages dans le Sud Saharien, à l’exotisme garanti. Mais le désert aride, de pierres et de ronces, le lieu du silence où Dieu parle à notre cœur. Je sais bien qu’il nous fait peur ce silence tant nous sommes habitués au bruit qui nous empêche de penser et nous distrait de l’essentiel. Avez-vous remarqué comment le « baladeur » couvre souvent les oreilles de ceux qui voyagent ou même qui font du sport en salle ? Et pourtant nous avons un besoin vital de silence, d’aller au désert pour y entendre Dieu qui nous parle, comme il a parlé autrefois à son peuple. Pour aller dans ce désert-là, point n’est besoin de traverser la Méditerranée. Il est là, le silence du désert, à portée de main, pour la mère de famille qui prend le temps de souffler après avoir conduit les enfants à l’école : elle peut alors ouvrir sa Bible et prier un peu.

Le silence, ils seront des milliers à le trouver, à la fin de ce mois, à Poznam, en Pologne à l’occasion du pèlerinage de confiance organisé, comme chaque année, par la communauté de Taizé.


Vivre des temps de désert, c’est permettre à la Parole de Dieu de faire son œuvre en nous ; c’est lui donner sa chance de devenir ‘brise légère’ dans le tourbillon de nos vies. Quand on se donne aujourd’hui des temps ou des lieux de silence, on permet à l’homme de redécouvrir cette part de lui-même qu’il pense inaccessible et qui est enfouie sous le bruit. Cette part de moi-même qui peut parler à Dieu, exister devant lui, cette part de moi qui a soif d’absolu et qui ne veut pas se contenter des joies horizontales de la vie. La vie spirituelle est à la vie active ce que la racine est à l’arbre : on ne la voit pas mais c’est elle qui permet à l’arbre de fleurir, d’être beau. En disant cela, je pense à vous les catéchumènes et les confirmands, qui nous prenez à témoin de votre spirituelle, de votre désir de rencontrer Dieu et de suivre le chemin de son Fils.


Vivre ce temps de grâce qu’est le désert, c’est aussi apprendre à voir le monde autrement, même quand on a l’impression que tout s’écroule autour de soi. Regardez les deux textes qui ont précédé la proclamation de l’Evangile :


« Jérusalem, quitte ta robe de tristesse », dit le prophète Baruch.
Baruch est le secrétaire de Jérémie, le prophète de la déportation à Babylone. Savez-vous à quel moment retentissent ces paroles ? Et bien c’est quand Nabuchodonosor a rayé de la carte Jérusalem. Le prophète est alors à Babylone avec tous ses frères déportés ; il sait que Jérusalem est détruite et il lance un cri d’espérance et de foi.


Et saint Paul lui non plus n’est pas en reste : « Chaque fois que je prie pour vous, c’est toujours avec joie. » Sa lettre n’est que joie et louange pour cette communauté des Philippiens à laquelle il s’adresse.


Baruch, saint Paul, ont laissé la Parole de Dieu faire son travail en eux. La Parole frappe aujourd’hui à la porte de notre cœur : saurons-nous l’entendre et l’accueillir vraiment ? Elle vient changer notre regard et convertir nos vies.


Si nous nous nourrissons de la Parole, nos montagnes d’égoïsme seront abaissées.

Les passages tortueux de nos décisions ou de nos silences coupables seront simplifiés.

Les ravins de nos peurs qui nous paralysent seront comblés.

Les routes déformées de nos vies seront aplanies.

Et le Salut de Dieu sera offert à tout homme.


Mais pour cela, il nous faut entendre la Parole de Dieu.

Pour Jean-Baptiste, ce fut dans le désert où il s’est retiré.

Pour nous, nous avons besoin de ces temps de désert pour nous ressourcer, nous convertir et revenir à Dieu. Mais nous avons aussi à témoigner de la Parole qui nous fait vivre dans la ville où le Seigneur nous conduit. C’est là que nous avons à devenir des messagers d’Avent, heureux d’être les témoins actifs de l’avènement d’un monde nouveau.


Aujourd’hui nous avons rendez-vous au désert pour y entendre l’appel à la conversion : « Préparez les chemins du Seigneur, aplanissez sa route. »

Demain, c’est dans le silence de la nuit de Bethléem, à l’écart de la ville, que naîtra le Sauveur : les bergers nous inviteront alors à le contempler et les anges à chanter la gloire de Dieu.


Amen.

 

Par Père François CLERET - Publié dans : prière
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 20:50
Homélie du Père François CLERET.

Je vais vous f aire une confidence : quand j’ai lu le texte de l’Evangile que nous venons de proclamer et que j’ai pensé à vous les enfants qui faites aujourd’hui une démarche publique vers le baptême et à vous les fiancés qui êtes accueillis dans cette église, je me suis dit : « Ce n’est pas très joyeux et ça peut même faire froid dans le dos. » On nous parle en effet des «nations qui seront affolées par le fracas des mers et de la tempête. Et les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde. »


Mais ouvrons les yeux un instant : n’est-ce pas une description, hélas trop véridique, de ce qui se passe chaque jour dans notre monde ? C’est un séisme ou des inondations catastrophiques ici, c’est une sécheresse dramatique qui entraîne la famine des populations là. C’est un génocide organisé ailleurs et la liste est sans fin. Et quand la réalité ne suffit pas, la fiction s’en mêle avec la sortie du film 2012 ! Finalement, l’Evangile rejoint nos préoccupations : c’est déjà important.


Mais je sais aussi que l’Evangile est Bonne nouvelle. Aussi j’ai relu la Parole de Dieu de ce dimanche. Et des phrases me sont alors apparues qui ne m’avaient pas frappé. C’est le prophète Jérémie qui annonce de la part du Seigneur une promesse de bonheur : une naissance qui apportera la justice au Peuple opprimé. C’est l’apôtre Paul, dans la deuxième lecture, qui invite les chrétiens à vivre des relations d’amour de plus en plus intenses. Et puis, dans l’Evangile lui-même, Jésus n’en reste pas à une description apocalyptique – comme on dit – mais il nous exhorte à la vigilance : « Tenez-vous sur vos gardes…redressez-vous et relevez la tête car votre rédemption approche…Restez éveillés et priez en tous temps… »


« Restez éveillés et priez ! »

C’est une invitation forte à ne pas nous endormir alors que dans le monde et tout près de nous tant d’hommes et de femmes crient leur souffrance.


« Restez éveillés et priez ! »

C’est l’appel de l’Eglise en ce temps de l’Avent qui commence aujourd’hui : quatre semaines qui nous préparent à Noël, temps de veille pour habiller notre cœur du vêtement de la charité, de la compassion, de l’amitié, de la solidarité et de la prière. L’Avent, c’est ce temps où Jésus nous réveille pour guetter la vie qui vient et veut naître en nous les enfants, les adultes, les chrétiens aux côtés des hommes de bonne volonté. Tous ces germes de vie auxquels, bien souvent, nous ne sommes pas attentifs et qui poussent dans la discrétion.


Pour bien vivre cet Avent, je vous propose de nous tourner vers Jésus : il fonde notre espérance et je vous invite à rester éveillés pour entendre les appels de nos frères.


- Pour nous tourner vers Jésus, revenons à cet Evangile un peu surprenant. Vous avez compris que ce type de récit n’a pas pour but de nous renseigner sur l’avenir, sur ce qui se passera demain. On parle souvent du ‘retour’ du Seigneur Jésus. Il ne s’agit pas d’un retour à proprement parler, comme s’il était parti et qu’il était actuellement absent. C’est lui qui a dit à ses disciples : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. »

Non il ne s’agit pas de son retour mais de sa venue « Jésus parlait à ses disciples de sa venue, nous dit l’Evangile. » Il est celui qui, jour après jour, vient vers les hommes.


Dès lors, les bouleversements que le monde traverse ne constituent pas le dernier mot de l’histoire des hommes. C’est bien la venue du Seigneur qui est déjà et qui sera le dernier mot de notre histoire : un mot de tendresse et de bonheur qu’avait annoncé Jérémie, une invitation à redresser la tête et à vivre.

De la même manière les souffrances, parfois insupportables, que certains d’entre-nous subissent, ne sont pas le dernier mot de leur existence. Pour ceux qui en sont victimes, à cause de la maladie, de l’injustice, des conflits ou des séparations douloureuses, Jésus vient. Il vient prendre leurs mains dans les siennes pour les faire passer de la nuit à la lumière, de la mort à la vie : « Redressez-vous et relevez la tête car votre délivrance est proche ! » C’est la promesse du ressuscité : elle fonde notre espérance. Par sa résurrection le Christ vient faire toutes choses nouvelles. Il nous montre le terme en nous exhortant à vivre le présent en étant des veilleurs.



- Rester éveillés pour entendre les appels de nos frères !

Elle est là notre mission de chrétiens : témoigner de l’espérance qui est en nous. Comment ? Pas seulement en lançant des paroles qui consolent ceux qui sont dans l’épreuve mais en proposant la Parole de Dieu toujours nouvelle et en faisant les gestes qui consolident, qui remettent debout et qui posent les fondations d’une vie plus digne, plus humaine, plus fraternelle, bref de la vie nouvelle inaugurée par la résurrection de Christ.


Alors restons éveillés, sans céder au catastrophisme mais en sachant discerner les signes des temps. Réjouissons-nous de tous ces germes de vie qui naissent et grandissent dans le monde et dans l’Eglise, comme ces enfants qui commencent un chemin vers Jésus et vous les futurs mariés qui témoignez par votre engagement que l’amour seul est digne de foi.


Restons éveillés et prenons notre part du combat évangélique pour faire reculer la misère, la violence, la maladie, la crise économique et pour développer la fraternité entre les hommes, un amour de plus en plus intense comme nous y invite saint Paul.


Restons éveillés dans une société qui nous endort en réduisant Noël à une fête de la consommation. Et témoignons de la formidable espérance qui surgit pour notre monde de l’humble naissance de l’enfant de Bethléem. C’est en lui que s’accomplit la promesse de bonheur de Dieu pour les hommes de cette terre.


Ce n’est qu’un germe qui surgit à Noël mais sa force explosera dans la nuit de Pâques. Et elle fera de nous des témoins délivrés de nos peurs au jour de la Pentecôte.


Alors soyons sans crainte, redressons-nous et relevons la tête. Veillons et prions ! Voici qu’il vient celui qui sauve le monde !


Amen.

 


 

Par Père François CLERET - Publié dans : prière
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 07:54

Homélie de Claude COSNARD - Diacre.

                 “Je voyais comme un fils d’homme,…sa domination est une domination éternelle, lui ne s’effacera pas et sa royauté une royauté qui ne sera pas détruite ”. Ainsi s’exprime le prophète Daniel.  Quel est donc ce roi qui ne peut être destitué, quel est donc ce peuple qui toujours le choisit  au point de le fêter ainsi chaque année?

Au tribunal, face à la Vie ou à la mort, le Christ donne sa réponse. Et comme toujours il se glisse dans nos propres modes de pensées et d’agir. Notre façon de penser le roi dans notre monde l’associe à un pouvoir, un faste, une admiration, un rêve où parfois le cauchemar du tyran. La question posée par Pilate à Jésus, pleine de curiosité, d’admiration ou de crainte, s’inscrit dans ce contexte de puissance : “ es-tu le roi des juifs ? ”


Chaque époque dissimule l’équivoque de ses rois : Hérode ou Salomon, Saül ou David. La notre est dite celle de l’enfant roi, de l’argent roi, de l’empire des médias, de la domination des top modèles mais notre époque est aussi celle des droits de l’enfant dénonçant les enfants soldats, du pouvoir des images accusant toute violence, de la création de l’économie ou des banques solidaires, des témoins médiatiques dans les bidonvilles du Caire, de Noisy ou de Calcutta.
La royauté ou ce que nous mettons en premier dans nos vies situe l’enjeu de nos sociétés et conduit notre liberté à servir concrètement l’humanité. Servir l’humanité : Samuel 1000 ans avant notre ère mettait le peuple en garde à l’égard d’un roi qui vient se substituer au Seigneur Dieu.


Dans l’évangile de ce jour, au tribunal, un critère d’appréciation nous est donné par Pilate qui interroge Jésus : “ qu’as-tu donc fait ? ”. C’est sur la façon d’agir et de servir qu’un roi est jugé. Mais le Christ suggère à Pilate qu’aucun homme ne peut s’attribuer le pouvoir de juger : “ Ma royauté ne vient pas d’ici ”. Donc la royauté de Jésus se fonde ailleurs. Ma royauté ne vient pas de ce monde insiste Jésus face à Pilate. Cela ne veut pas dire que la royauté de Jésus est pour l’au-delà de ce monde, un monde parallèle, un monde en concurrence, un monde remis à plus tard . Non la royauté de Jésus est autrement, mais un autrement qui se vit ici, en notre humanité. Le royaume est venu pour vous dit l’apôtre Luc. Cependant cette royauté du Christ n’a ni les mêmes attributs ni la même apparence que celles du monde. Regardez ce roi qui entre à Jérusalem sur un ânon, sans aucun apparat et devant lequel un peuple jette son manteau, c’est un roi dépouillé, faisant corps avec ces hommes de misère qui affluent vers Jérusalem ; le même Jésus, plus tard, se retrouve face à ses juges qui eux se sentent obligés de l’affubler d’une couronne d’épines et d’un manteau de pourpre. Les grands font ainsi porter à Jésus la dérision sur ce qui finalement ne représente que ce qu’il y a de dérisoire pour eux-mêmes. La royauté du Christ est hors du pouvoir, des légions, des honneurs, des richesses ou de l’apparat. Cette royauté du Christ s’inscrit dès aujourd’hui dans la fraternité humaine . S’il y a quelque chose de souverain en Christ c’est l’amour universel qu’il inspire et nous porte en se faisant tout proche. Tout proche de l’homme. Cette souveraineté est clairement exprimée par le dialogue avec Pilate. “ Alors tu es roi ” insiste Pilate pour qui la royauté ne peut être qu’à l’image de la sienne. La réponse de Jésus ne vient pas le contredire mais précise pour qui veut comprendre, ce qu’est la royauté à ses yeux : “ je suis né, venu dans le monde, pour rendre témoignage à la vérité ”. Jésus rappelle haut et fort cette Divine humanité qui lui a été donnée. : il est né et venu dans le monde. Ce qu’il ajoute est cette royauté de la Vérité. La royauté de Jésus c’est donc l’Homme Vrai. Un Homme Vrai présenté au tribunal des hommes. Il ne restera qu’une mère, quelques femmes, un jeune homme auprès de la croix. Cette royauté dépouillée, vidée pour l’autre est une folie pour notre monde. C’est pourtant lui le premier né d’entre les morts, le souverain des rois de la terre dont parle l’apocalypse.


Le peuple qui entre dans ce royaume dont le Christ est roi est donc celui des aventuriers de Vie, ces fous d’amour qui écoutent la voix du Christ. Regardons les, rejoignons les tous ces hommes vrais, ces femmes vraies qui sans bruit, parfois couverts d’épines mais avec bonté se font présences silencieuses auprès des souffrants, apaisent l’âme torturée, construisent la paix, offrent leur prière dans la foi et la confiance, vivent au quotidien le regard aiguisé, l’oreille attentive à ce qui se vit autour d’eux. Heureux ceux que le Christ a choisis comme ami. Heureux celui qui laisse s’approcher de lui ce fils d’homme,…sa domination est une domination éternelle, qui ne s’effacera pas et sa royauté une royauté qui ne sera pas détruite ”. Celui-ci est l’alpha et l’oméga,… le tout puissant, le tout aimant. Le premier ressuscité.  Amen

Par Claude COSNARD, diacre. - Publié dans : prière
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 08:59
15 Novembre 2009 

 

(15ème anniversaire de l'association Tokombéré - La Flèche)

 

 

 

Les textes de la liturgie d'auj ourd'hui, sous leur apparence terrifiantes de règlement de comptes, sont plutôt un appel à faire le point… et à recentrer sur le Christ nos vies et nos engagements.

Belle aubaine pour notre paroisse qui aujourd'hui célèbre ses 15 ans de co/opération avec la paroisse sœur de Tokombéré au Nord-Cameroun.

"En ce temps là se lèvera Michel… Temps de détresse mais aussi temps de salut" nous dit le prophète Daniel ! Beaucoup s'éveilleront : les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et la déchéance… "Les sages alors, brilleront comme la splendeur du firmament."

L'évangéliste, Marc, à la lumière de ce qu'il a retenu de l'enseignement des Apôtres, n'annonce plus la venue de Michel, mais de Jésus, le Fils de l'Homme "venant sur les nuées avec grande puissance et grande gloire…" Lui dont la lettre aux Hébreux nous dit "qu'il a mené pour toujours à leur perfection ceux qui reçoivent de lui la sainteté."

Ce n'est donc pas à la panique devant les échéances ou le temps qui passe, avec son lot de rupture et de déchirement, que nous sommes conviés, mais bien plus à la confiance et au discernement de la présence du "Fils de l'Homme qui est là proche à notre porte"... Ce n'est pas sur le passé que nous sommes invités à nous appuyer, même s'il est fondamental de faire mémoire pour orienter notre réflexion. C'est sur l'avenir. L'avenir de l'humanité, nous chrétiens nous en sommes témoins, c'est l'avènement du Fils de l'Homme.

Ce qui doit nous préoccuper c'est, comme nous le propose le Secours Catholique aujourd'hui, à la suite de St Marc, d'être comme "ces feuilles de figuier qui annonce l'arrivée de l'été."

Je voudrais, ici et solennellement, dire un immense merci, en mon nom, mais surtout au nom de la communauté humaine de Tokombéré, à tous ceux et toutes celles qui depuis quinze ans, ici à La Flèche, œuvrent à la mise en place de liens fructueux entre nos communautés du Cameroun et de France. Je ne cite personne pour ne pas risquer de blesser l'humilité de chacun, mais chacun sait sous le regard de Dieu, ce qu'il a fait dans ce domaine. A l'image des maîtres de justice de la première lecture, que leur témoignage "resplendisse comme les étoiles dans les siècles des siècles."

Aujourd'hui, je voudrais témoigner : le fils de l'Homme est là qui vient au milieu de nous, à La Flèche comme à Tokombéré… "Jésus, c'est l'homme qui grandit" disait Baba Simon, c'est l'homme qui peu à peu passe d'une tradition païenne, fusse-t-elle habillée de christianisme, à une véritable tradition chrétienne où l'homme comprend, comme le disait souvent le regretté Jean-Paul II, qu'il ne peut "se réaliser que dans le don désintéressé de lui-même." L'Homme Nouveau, c'est celui qui comprend qu'il n'est pas le centre du monde et que ce n'est que dans le don de soi, le partage et la reconnaissance de l'infini dignité de ses frères humains qu'il pourra réaliser en lui l'image de Dieu enfouie en son cœur depuis les origines.

Tous ceux qui, à l'instar de l'Association Tokombéré-La Flèche ou du Secours-Catholique, que nous célébrons particulièrement aujourd'hui, œuvrent pour la dignité de tous servent efficacement l'avènement du Fils de l'Homme.

Je suis venu aujourd'hui, pour faire mémoire avec vous du travail accompli, mais surtout pour vous inviter à continuer de toutes vos forces réunies, à ouvrir vos cœurs à la dimension du cœur de Dieu.

Il nous faut continuer à créer un type de relations Nord-Sud qui ne repose ni sur le complexe de supériorité ou d'infériorité ni sur le remords inutile de nos actions passées mais sur la reconnaissance et l'accueil de la Bonne Nouvelle de Jésus qui nous dit : "Vous n'avez qu'un seul Père et vous êtes tous frères" (Mt 23, 8)

Les différents systèmes de société que la modernité a mis au point s'écroulent les uns après les autres ou étalent au grand jour leurs limites et contradictions… Ecoutons Benoît XVI, dans sa dernière encyclique :

"La créature humaine, qui est de nature spirituelle, se réalise dans les relations interpersonnelles. Plus elle les vit de manière authentique, plus son identité personnelle mûrit également. Ce n'est pas en s'isolant que l'homme se valorise lui-même, mais en se mettant en relation avec les autres et avec Dieu. L'importance de ces relations devient alors fondamentale. Cela vaut aussi pour les peuples. Pour leur développement, une vision métaphysique de la relation entre les personnes est donc très utile." (Benoît XVI, CIV n° 53)

Il nous faut absolument continuer à travailler ensemble au développement humain intégral, c'est-à-dire à l'éclosion d'une humanité qui enracine consciemment sa grandeur dans sa filiation divine et qui exprimera cette grandeur dans l'exercice concret de la fraternité universelle…

Travaillons ensemble, comme Benoît XVI l'appelle de ses vœux, à "un renouveau de la pensée pour mieux comprendre ce qu'implique le fait que nous formons une famille; les échanges entre les peuples de la planète exige un tel renouveau, afin que l'intégration puisse se réaliser sous le signe de la solidarité." (idem)

La coopération à grande échelle, que ce soit au niveau des Etats ou, comme c'est de plus en plus à la mode actuellement, avec la société civile et les ONG humanitaires ou non, expriment très vite leurs limites et enfantent bien souvent de monstres totalement inadaptés aux besoins. Elles me font souvent penser à Cyclope, devenu aveugle, qui jette désespérément ses rochers dans toutes les directions dans l'espoir d'atteindre son objectif…

Non, la co/opération doit revenir à ce que son nom indique, c'est-à-dire une "opération menée ensemble". Et comment œuvrer ensemble si on ne se connaît pas et si, une fois le lien établi on ne se reconnaît pas une dignité commune ?

Je crois franchement et de plus en plus qu'à l'aube du 21ème siècle les chrétiens ont un rôle déterminant à jouer pour aider l'humanité en proie aux doutes les plus profonds et confrontée à une crise identitaire sans précédent à trouver l'étoile qui la conduira vers son épanouissement.

L'étoile, nous le savons, se trouve dans l'Homme ! Et nous chrétiens, il nous revient de redire à temps et à contretemps, à la suite de ce vieux païen de Pilate : "Voici l'Homme !" en désignant le Christ ! Oui, c'est lui qui est "le Chemin, la Vérité et la Vie" et qui, par son incarnation, sa mort et sa résurrection, assume l'humanité en lui donnant ses lettres de noblesse.

Notre souci, à la suite de Baba Simon, doit être de bâtir un monde dans lequel tous pourront"voir Dieu et les hommes comme Jésus les voit" : Dieu comme un Père, les hommes comme des frères…

Aidez-nous, laissez-nous vous aider, aidons-nous tous ensemble, à "revêtir l'Homme Nouveau". Cette invitation de St Paul est le thème, à Tokombéré, de l'année pastorale 2009-2010.






Par Père Grégoire Cador - Photo " Chef CHEDECHE " de M.O Sergent. - Publié dans : prière
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 12:49
        CAMPAGNE DE RELANCE DU DENIER DE L'ÉGLISE:
AIDEZ VOTRE ÉGLISE LOCALE, DONNEZ

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Le saviez-vous? Le diocèse ne reçoit aucune aide ni subvention de l’Etat ou du Vatican pour assurer la rémunération des personnes qui se mettent au service de l’Eglise.

C’est donc votre participation au Denier de l'Eglise qui permet la rémunération des prêtres et salariés laïcs de votre diocèse pour l’exercice de leur mission. I

Pour soutenir la présence de l’Eglise dans la Sarthe, son rôle dans la société d'aujourd'hui et lui donner les moyens d’accomplir sa mission, Mgr Le Saux lance un appel à tous les habitants du diocèse. 

Quelques repères pour vous aider

  • 350 € = une semaine de formation d'un séminariste

  •  90 € = une journée de vie pour nos prêtres en maison de retraite

  • 135 € = une journée de formation pour un animateur en pastorale

  •  72 € = salaire journalier d'un permanent en pastorale

  •  56 € = une journée pour un prêtre en mission pastorale


Adressez vos dons:
  • dans vos paroisses
  • auprès de l'Association Diocésaine,
      4 place du Cardinal Grente 72000 LE MANS
      Tél. :  02 43 81 71 80

 

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Si tout au long de sa vie , faire vivre l'Eglise c'est donner avec le denier de l'Eglise, donner, à la fin de sa vie, une dernière façon de continuer à faire du bien, comme nous l'avons fait tout au long de notre vie.

Pour plus d'information sur les legs:

 

www.dioceselemans.com/Léguer pour une Eglise vivante

Par communautés paroissiales saint Thomas sur le Loir - Publié dans : informations
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /2009 19:42
Homélie de Michel Landelle, diacre...

 

Y aurait-il un point commun entre la pauvre veuve qui dépose deux piécettes en offrande et Jérôme Le Royer de la Dauversière dont nous clôturons ce jour les festivités du 350 ème anniversaire de sa mort ? Ce serait sans doute : "donner à tout prix, mais pas de manière quelconque..."

 

L'évangile de Marc nous dépeint l'attitude d'une pauvre veuve qui a attiré l'attention de Jésus. Tout en prenant son temps, Jésus s’installe dans un siège face au tronc et regarde les donateurs. Mais ce que Jésus regarde ce n’est pas combien ils mettaient, mais comment ils mettaient ! Il regarde le cœur de ces "bienfaiteurs".

 

La veuve avait fait une plus grande offrande que les riches. Ces derniers avaient mis beaucoup d'argent dans le tronc, mais ils ont mis leur superflu. Encore une fois, Jésus sait cela car il est Dieu et connait le cœur et les moyens de chacun. Jésus est en admiration devant cette veuve par son attitude et son niveau de sacrifice .

 

Ainsi, cette pauvre femme a donné la plus petite offrande que l'on pouvait donner. Jésus nous dit cependant qu'elle avait donner son nécessaire. Elle considérait plus important de donner à Dieu que de se procurer un morceau de pain, un peu de miel ou une petite gorgée de lait. Au bord du gouffre, elle a osé donner .

 

Alors, dans un pays comme le nôtre où nous vivons dans l'abondance, pour nous qui revendiquons suivre le Christ, cette veuve n'est-elle pas là pour nous rappeler combien il est important de "donner" mais pas de manière quelconque avec la satisfaction du devoir accompli mais plutôt par manifestation d'un signe d'amour... signe de sacrifice ?

 

Dans le premier livre des Rois, la veuve de Sarepta, en grande difficulté matérielle, avait toutes les raisons du monde de ne pas donner. Le bilan de ses ressources était effrayant et elle avait un fils à nourrir. Plus d’argent, plus de réserve, plus personne pour l’aider... et une maigre pitance à préparer. Elle avoue alors : Je préparerai cela pour moi et mon fils ; nous mangerons, après quoi nous mourrons ! Élie lui dit alors : « N'aie pas peur, va, fais ce que tu as dit. Mais d'abord cuis-moi un petit pain et apporte-le moi, ensuite tu feras du pain pour toi et ton fils.

L ’Éternel a apprécié son geste, il le lui a rendu plus qu’au centuple. Nous ne sommes jamais perdant quand nous donnons à Dieu que ce soit notre argent, nos biens, notre temps, nos forces. Il faut oser s'abandonner à la providence. Dieu demande la pauvreté du cœur " Là où est ta richesse, là sera ton cœur". (St Luc 12. 34)

 

Il n'y a pas exception de personne. Le riche comme le pauvre doit donner à Dieu. C'est la façon de démontrer et d' avouer notre reconnaissance à Dieu. C’est Jésus lui-même qui a dit: "Donnez et il vous sera donné : on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis".( St Luc 6 : 38)

 

Si, avec mes ressources je dis que je n'ai pas les moyens de donner, alors il y a un problème. Certes, donner est une affaire personnelle et il n'est pas question de pourcentage. Ces deux piécettes déposées sont peu importantes. La performance est plutôt dans le geste. Qui d'entre-nous se prive du nécessaire pour donner à Dieu ?

 

La compassion envers cette veuve interpelle. Ai-je une attention tournée vers ces frères et sœurs aujourd'hui en grande difficulté matérielle: plus d'emploi, plus d'allocation, plus de toit, plus de quoi se nourrir correctement... ou ai-je un regard plutôt ramené sur moi-même, sur mon confort ? Nous ne bénéficions pas tous d'un même niveau de bien-être social.

 

Notre offrande est un vrai test qui en dit long sur notre engagement de chrétien. Tout vient de Dieu. Chaque chose que Dieu me donne que ce soit dans le domaine spirituel ou matériel, il me donne la responsabilité de bien l'utiliser. Et un jour, j'aurais à rendre compte de la façon dont j'ai géré ce que Dieu m' a donné spirituellement et matériellement.

 

Ce fondateur de Montréal et des religieuses hospitalières de St Joseph, Jérôme Le Royer de la Dauversière devait en être convaincu. Il était ce laïc déterminé, d'une disponibilité sans faille, à servir Dieu dans un sincère abandon à la volonté divine.

 

Jérôme, mystique tourné vers l'action, aura besoin de beaucoup de foi pour surmonter tous les obstacles dans ses entreprises, les épreuves intérieures et la maladie. D'une persévérance et d'une fidélité imperturbable, son projet a été qualifié de « folle entreprise » à suivre le Christ. Il l’a fait à cause de sa Foi. Il s'est donné entièrement. Sa grande bonté se manifeste en particulier dans son souci du pauvre. Sa spiritualité est basée sur l'amour et l'union entre les membres de la Sainte Famille qui conduit à l'amour existant entre les trois personnes de la Sainte Trinité...(Cf Bertille Beaulieu, R.H.S.J)

 

Dans ce monde où la domination et le pouvoir semblent pour certains les principaux motifs d'action, il y a encore des personnes pour qui le service gratuit, accompli par humanisme en esprit de solidarité ou par amour de Dieu et de ses semblables, est un véritable stimulant...et Jésus est bien placé pour observer leurs offrandes.


Par Michel Landelle, diacre - Publié dans : prière
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /2009 21:32
Les Béatitudes viennent d’être proclamées. Elles résonnent en nos cœurs comme les vœux de bonheur que Dieu offre à l’homme, en cette fête de la Toussaint.

 

La toussaint du ciel et la Toussaint de la terre !

 

La terre, nous la connaissons car nous y vivons. Le ciel, il ne faut pas trop chercher à l’imaginer car on se trompe toujours. Mais ce dont nous sommes sûrs, c’est que le ciel, c’est d’être avec Dieu.

 

La Toussaint du ciel, c’est la fête de tous ceux qui sont présents en Dieu ; la Toussaint de la terre, c’est la fête de tous ceux en qui Dieu est présent parce qu’ils vivent les Béatitudes. Foule innombrable que nul ne peut dénombrer. Le livre de l’Apocalypse parle de 144 000 : 12 x 12 x 1000, c'est-à-dire le chiffre de la totalité, au-delà de ce que l’on peut compter à vues humaines.

 

Alors la fête de la Toussaint, c’est la fête de Dieu et c’est la fête de l’homme.

 

La Toussaint, c’est d’abord la fête de Dieu.

 

Nous célébrons Dieu et nous disons qu’il est saint. Lui seul est saint, trois fois saint : Père, Fils et Esprit-Saint. Car dire que Dieu est saint, c’est dire que Dieu est Dieu.

Nous ne pouvons en dire davantage : ce que notre cœur devine, ce que notre esprit pressent, notre imagination ne peut même pas l’entrevoir et nos mots ne savent pas le dire. Mais ce que nous savons, parce que le Christ nous l’a dit, c’est que nous sommes appelés à partager cette sainteté, à participer à la sainteté de Dieu.

 

La Toussaint, c’est aussi la fête de l’homme.

 

Oui mais voilà, en même temps que nous disons cela, nous mesurons l’abîme qui existe entre Dieu et nous. La sainteté de Dieu nous dépasse infiniment.

Nos efforts sont impuissants. Nos actions ne sont pas à la hauteur. Notre péché nous tient et ne nous lâche pas. Et pourtant !

 

Ce n’est pas impossible puisque tant d’hommes et de femmes y sont arrivés au long de l’histoire : tous ceux qui sont connus, dont nous portons souvent le nom et dont nous chantons, dans la nuit de Pâques, la longue litanie des saints. Cherchons-nous à leur ressembler ?

Et puis, encore plus innombrable, la foule de tous ceux qui, aux yeux des hommes, ont été oubliés mais qui, aux yeux de Dieu, ont gardé leur nom et sont associés à sa sainteté.

 

Aujourd’hui, c’est la fête de la miséricorde ; c’est la fête du grand nombre car, nul n’est exclu du projet de Dieu. C’est la fête de notre espérance, une espérance aussi grande que la miséricorde de Dieu pour nous.

Alors, ayons confiance, nous les pécheurs ; Pierre l’a été avant nous. Ayons confiance, nous les gens de peu de foi ; Thomas a douté avant nous. Ayons confiance : la sainteté n’est pas impossible. Elle est même tout près, même pour nous qui piétinons avec le sentiment de ne pas avancer, pour nous qui tâtonnons dans la nuit.

 

Odile en faisait partie. A 46 ans, elle pouvait jeter un regard désabusé sur sa vie. Séparée de son mari depuis 4 ans, en froid avec plusieurs membres de sa famille, malade et se sachant condamnée, Dieu ne faisait plus partie de ses préoccupations.

Mais Dieu ne désespère jamais. Il préparait en Odile une conversion étonnante. Il y a deux ans, elle est venue me voir un jour de novembre, me demandant de l’accompagner pour mieux vivre le Passage de la mort à la vie. Ce fut pour moi le début d’une magnifique succession de rencontres où nous n’étions plus deux mais trois, car c’est bien l’Esprit du Seigneur qui animait nos paroles et qui peu à peu imprégnait la vie d’Odile et lui donnait force d’âme au moment où ses forces humaines la quittaient.

Ses dernières paroles, avant de quitter ce monde, ce fut pour prier avec son mari et ses enfants, pleinement réconciliés.

 

La sainteté est rarement médiatique. Mais ils sont là, les saints de la vie quotidienne. Qu’ils s’appellent Odile, Geneviève, André ou Vincent, ils nous disent que la sainteté est aussi pour nous et qu’il n’est pas si facile d’échapper au rayonnement de l’amour et de la sainteté de Dieu. La sainteté de Dieu peut venir nous chercher jusque dans nos recoins d’ombre pour les transfigurer.

Le baptême ne nous a pas simplement humectés, il nous a imprégnés.
La confirmation ne nous a pas simplement parfumés, elle nous a marqués en profondeur.

Et par l’eucharistie, nous sommes pétris avec le levain de la résurrection.

Dieu nous aime à en mourir.

 

Dans le récit des Béatitudes, saint Matthieu nous indique le chemin à suivre dans la vie pour pouvoir un jour récolter les fruits de l’engagement dans le vécu du quotidien. La récolte sera abondante si aujourd’hui nous sommes effectivement miséricordieux, si aujourd’hui nous avons faim et soif de justice, si aujourd’hui nous sommes des artisans de paix. C’est sur ce chemin de vie et de vrai bonheur qu’une multitude d’hommes et de femmes se sont laissés saisir par Dieu. Heureux sont-ils !

 

La Toussaint, c’est chanter cette joie d’avoir été tant aimés et d’aimer Dieu en aimant nos frères. C’est chanter notre Dieu trois fois saint, c’est chanter avec tous nos morts qui, aujourd’hui, sont avec Dieu. C’est tressaillir de joie avec tous ceux qui, avant nous, ont été fidèles à leur baptême, tous ceux qui ont laissé Dieu faire en eux de grandes choses.

« Le Seigneur fit pour moi des merveilles, SAINT est son nom. »

 

Voilà ce que chante sainte Marie, elle qui est en tête du cortège des saints. Oui, en ce jour de la Toussaint, il n’y a rien à démontrer. Mais seulement laisser monter en nous l’hymne de jubilation de ceux qui savent qu’ils sont appelés à être saints comme Dieu est saint. Ce n’est pas nous qui nous rendons saints, c’est Dieu qui nous sanctifie. Laissons-nous modeler par Dieu et nous serons des saints.

Amen.

 


Par Père François CLERET - Publié dans : prière
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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 21:08


Bientôt nous fêterons la fête de la Toussaint. A cette occasion, Mgr Le Saux rappelle le sens de cette grande fête chrétienne, célébrée le 1er novembre.

Par communautés paroissiales saint Thomas sur le Loir - Publié dans : informations
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /2009 15:37

Avec ce passage d’Evangile, nous arrivons à la fin de ce que l’on appelle communément le discours sur le pain de vie. Quand Jésus affirme « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle », cela créée la consternation voire la révolte. Et vous l’avez remarqué : on ne parle pas aujourd’hui de révolte chez les pharisiens ou les scribes mais bien parmi les propres disciples de Jésus : « Ce qu’il dit est intolérable ; on ne peut plus continuer à l’écouter ».

            Mais qu’est-ce qui est intolérable dans les propos de Jésus au point qu’un bon nombre de disciple le quittera ? La réponse est dans ce long discours du Pain de vie que nous avons lu durant plusieurs dimanches : Jésus le Christ, en sa propre personne, est le chemin, la vérité et la vie. Et personne ne va vers le Père sans passer par le Christ. La nouvelle Alliance fondée en Jésus ne tient pas en un ensemble de règlements, de lois ou de dogmes. Le rapport au Christ ne sera pas institutionnel ou légal : mais la nouvelle Alliance repose en une relation personnelle avec Lui. « Celui qui mange de ce pain qui est mon corps demeurera en moi ». Pour être un disciple du Christ : pas de notes, par de parcours du combattant, pas de mérites. On ne s’attache pas au Christ comme on s’attache à une patrie, à des valeurs ou une idéologie. On s’attache au Christ par nécessité vitale.

            Devant le départ de nombreux disciples, Jésus va parler aux Apôtres et leur poser la question cruciale de la liberté : « Voulez-vous partir, vous aussi ? ». Jésus est bien conscient que ses paroles peuvent déconcerter. A la différence de Boudha (6è siècle avant JC) ou de Mahomet (6è siècle après JC), Jésus ne se présente pas aux disciples comme le fondateur d’une nouvelle religion ou d’une nouvelle philosophie. Mais Jésus se présente comme le fondement de cette religion. Avec le Christ, il ne s’agit pas de se reconnaître dans une philosophie, dans des valeurs, dans une institution ou une morale. Il s’agit de s’attacher à sa personne et de croire en sa parole. L’Eglise ne viendra qu’après, si l’on peut dire. « L’Eglise doit être soumise au Christ » nous rappelle Paul.

            A cette question de la liberté, la réponse de Pierre va être, en fin de compte, assez déroutante. « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » Certes, cette phrase est une véritable profession de foi mais remarquons tout de même que cette réponse dit beaucoup plus qu’une simple adhésion de foi. Pierre ne répond pas du tac-au-tac : « Moi je reste et je te suis ». Non, Pierre laisse planer une interrogation : « Mais vers qui donc pourrions-nous aller ? » Certainement que Pierre est lui-même surpris par le langage déroutant de Jésus mais dans le fond, au plus profond de lui-même, Pierre s’est laissé convaincre que ce Jésus était sa planche de salut. « Tu as les paroles de la vie éternelle ». Le fait de dire que Jésus a les paroles de la vie éternelle montre bien que Pierre est lui-même dépassé par les paroles de Jésus. Il perçoit que le langage de Jésus a quelque chose d’insaisissable pour notre vie d’aujourd’hui voire de révoltant. Pourtant au fond de lui, Pierre sait que ces paroles sont vraiment celles d’une vie selon le désir de Dieu.

            Que voulons-nous ? Quand Jésus définit Dieu en disant qu’il rétribuera de la même manière l’ouvrier qui a travaillé une heure ou celui qui a travaillé douze heures. Ca a de quoi être révoltant. Quand Jésus félicite la foi d’un centurion païen plutôt que celle d’un croyant de longue date, ça révolte. Quand Jésus promet le paradis au larron dont il ne connait même pas le crime : ça révolte. Quand Jésus pardonnera à Pierre sans même lui demander des comptes sur sa trahison : ça nous montre que l’on est dans une logique bien différente de notre logique humaine. Jésus a des paroles de vie éternelle.

            Et nous aujourd’hui, Jésus nous pose la même question. Sachant bien qu’être au Christ n’est pas toujours un chemin aisé, que ses paroles et son message peuvent nous déstabiliser. Sans compter qu’à un, c’est déjà compliqué. Mais qu’en plus, en Eglise, en communauté chrétienne, les choses se corsent sérieusement davantage !

            « Alors, voulez-vous partir, vous aussi ? ». A chacun de voir s’il répond en reprenant les mots de Pierre : « Mais, Seigneur, vers qui d’autre pourrions-nous aller ? ». Ou en demandant une fois de plus au Christ ce que nous disons avant de recevoir le Pain de vie : « Seigneur, fais que nous ne soyons jamais séparés de toi ». En tout cas, devant cette question, Jésus nous redit ces paroles que nous connaissons bien de lui : « Si tu viens, je te le promets, je serai avec toi, tous les jours, jusqu’à la fin des temps ».

Par Paul-Antoine Drouin - Publié dans : prière
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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /2009 10:20

           

            Avec les textes de ce jour, en particulier la première lecture et l’Evangile, Dieu nous invite à mieux scruter les signes qu’il nous donne. Car, en tant qu’êtres humains, nous avons besoin de signes pour suivre Dieu. Qui de nous, cherchant à discerner sa vocation, ne scrute pas un signe clair d’un appel pressenti ? Qui de nous, lorsque sa foi semble vaciller, n’attend pas un clin d’œil de Dieu, un signe d’espérance ? Qui, dans la maladie ou l’épreuve familiale, n’espère pas un coup de pouce et même un miracle divin ?


            Cependant, d’après ces textes bibliques, les signes de Dieu ne semblent pas toujours à notre goût ou répondre réellement à nos attentes. Dans la première lecture - le livre de l’Exode -, le peuple hébreu récrimine, par le biais de Moïse, contre Dieu qui l’a pourtant sorti de la captivité égyptienne : « Ah ! Il aurait mieux valu mourir de la main du Seigneur, au pays d'Egypte, quand nous étions assis près des marmites de viande, quand nous mangions du pain à satiété ! Vous nous avez fait sortir dans ce désert pour faire mourir de faim tout ce peuple assemblé ! ». Le peuple hébreux est libre mais cela ne lui suffit pas : il veut de quoi remplir son ventre.

            Dans l’Evangile, c’est l’étape suivante, pourrait-on dire. Rappelez-vous : dimanche dernier, nous lisions le passage précédent, celui de la multiplication des pains. Ces hommes et ces femmes ont eu de quoi manger, et il y avait même des restes. Mais là encore, cela ne leur suffit pas pour croire en la puissance de Jésus. Nourrir une foule immense avec seulement cinq pains et deux poissons n’est pas un signe suffisamment manifeste. Ils veulent plus ! « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? » A la place de Jésus, je crois que j’aurais baissé les bras …

            Dans les deux cas, celui du peuple hébreu dans le désert ou celui de cette foule autour du lac, la réponse de Dieu se manifestera par le signe du pain. Dans le désert, Dieu couvrira le sol « d’une fine croute, quelque chose de fin comme le givre » : ce sera la manne pour nourrir leurs corps. Et au bord du lac, la réponse de Jésus sera aussi le signe du pain multiplié et donné. Jésus s’identifiera à ce pain partagé : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim. »

 

            A travers les textes de ce jour, je crois que Dieu nous dit de bien regarder autour de nous. Les signes que nous attendons de lui sont déjà présents. Seulement, ces signes peuvent nous déconcerter par leur infinie simplicité et discrétion. Voudrions-nous un miracle ou une révolution ? Le signe qui nous est donné est simple comme du bon pain : « une fine croute, quelque chose de fin comme le givre ». Voudrions-nous une foi invincible comme celle de fous guerriers ? Le signe est toujours aussi simple : « mangez ma chair, écoutez ma parole et vous aurez la vie éternelle ».

            Ce qui nous déconcerte, c’est l’étonnante simplicité de Dieu. Dieu se donne et est présent dans les choses les plus basiques de la vie. Nous le cherchons dans la splendeur, et il se donne dans la pauvreté. Nous le voudrions dans de hautes sphères institutionnelles, et il se dit dans de simples rencontres quotidiennes. Vous connaissez certainement ce dicton : « Qu’elles sont belles les cloches qui sonnent de l’autre côté de la montagne ! ». On rêve toujours que le bonheur est plus grand chez le voisin. Pourtant Dieu est bien là chez nous, au milieu de nous.          Parfois je rêverais que le monde reflète pleinement le Royaume de Dieu, que l’Eglise ait totalement épousé l’histoire des hommes. Mais à force de rêver, je ne vois même plus les merveilles que Dieu fait germer ici et maintenant : nos Equipes St Julien, la fougue des adultes confirmés, les multiples rencontres que les uns et les autres nous faisons dans nos missions paroissiales, les équipes catéchuménales, le dialogue avec les parents d’enfants catéchisés ou qui demandent le baptême pour leur enfant, le départ d’un groupe pour Tokombéré … Et je ne fais que survoler ce qui touche nos communautés dans son ensemble. A chacun de nous de scruter ce que Dieu met sur nos chemins personnels par delà nos difficultés quotidiennes. Ce ne sera probablement pas des choses tonitruantes ou de grandes déclarations d’amour, mais pourtant on découvrira certainement les signes de sa présence discrète.

 

            Seigneur, ce matin encore, tu nous invites à partager ta Parole et le pain de l’Eucharistie. Ce pain est notre manne afin que nous fortifiions nos cœurs et notre foi. C’est si simple d’ouvrir nos mains pour recevoir ce pain que parfois nous en oublions l’immense trésor. Tu habites les choses simples pour que tout homme puisse y parvenir. Ouvre notre regard aux pauvres signes de ta présence.

Par Paul-Antoine Drouin - Publié dans : prière
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 17:22



« Les yeux sur toi tous ils espèrent  »,
chante le psalmiste.

 

Ils espèrent, comme l’humble anonyme du second livre des rois qui dans un contexte de famine, vient offrir, malgré sa pauvreté, malgré son indigence,  ses vingt premiers pains d’orge et du grain frais dans un sac. Celui qui a tant manqué pendant cette période de misère, commence par  déposer là ce qu’il attend pourtant depuis trop longtemps, il dépose dans ce peu mais énorme pour lui à ce moment, tout ce qu’il a souffert sans avoir jamais perdu son espérance.  

Elisée voit l’infinie largesse, la fidélité sans faille de cet homme au point de lui demander de le  distribuer à tous. Qui, à sa place, dans un contexte où la nourriture vient à manquer depuis si longtemps, oserait partager le si peu qu’il vient d’amener ? Qui, comme cet homme, n’aurait pas eu peur de se moquer du monde : « comment donner cela à cent personnes ?».

Mais avec si peu le prophète Elisée annonce que Dieu peut faire infiniment. Tu rassasies avec bonté tout ce qui vit reprend le psalmiste.

Et cette largesse multipliée par cinq n’est en fait rien au vu de ce que le serviteur de Dieu, le Christ peut faire pour les hommes : mille fois plus dit l’évangile, une profusion où le Christ donne sans  compter..

Mais pour recevoir encore faut-il être dans la foule qui le cherche, cette foule  de tous ceux qui se sentent blessés, qui en eux sentent un manque ou une faiblesse, ceux qui ressentent le besoin d’être guéris, cette foule de tous ceux qui n’ont pour raison de vivre que celle d’espérer. Ceux-là ont eu le privilège de voir l’incroyable guérison, celle de cet homme paralysé depuis trente huit ans, resté là au bord d’un vide à la porte de Bezatha dans une improbable  attente. Alors Sommes-nous de cette foule là ? Jésus peut-il donc quelque chose pour moi ?

Devant cette foule affamée qui ne serait dépassé ? Dépassé comme nous le sommes devant les évènements du monde, devant nos propres impuissances. Oui dépassé par la maladie ou la séparation d’un être cher, dépassé par l’indifférence, dépassé par la solitude, dépassé par l’incroyance, dépassé par tout ce qu’il faudrait entreprendre pour plus de justice et de fraternité! Dépassé comme Philippe : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain »

Le Seigneur lui même reconnaît que nous avons raison de nous savoir dépassés : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ?»

Mais le Fils sait bien que nul ne peut acheter la Parole de Dieu, cette Parole qui dit ce qu’elle fait et fait aussitôt, à l’instant, ce qu’elle dit.  Cette Parole là est hors de prix. . Alors venez à la source même si vous n’avez pas d’argent et sans rien payer dit le prophète Isaïe.

C’est de ce petit rien que le Seigneur  fait immédiatement quelque chose. Ce qui paraît insignifiant à nos propres yeux, insignifiant aux yeux des hommes, est cependant énorme aux yeux du Père. Et déjà, de ce petit rien, Jésus  rend grâce !! Jésus sait l’infinie bonté du Père !  Qui  sommes nous donc pour que le Christ se contente de notre  peu ! Ce peu attendu par le maître balaye tous les obstacles que nous dressons à l’invitation faite par le Christ à le suivre.

Jésus nous demande seulement de croire qu’il peut beaucoup pour nous. Certains parmi vous ici peuvent en témoigner. N’ayons pas peur de venir vers Jésus comme un mendiant de guérison. Le lieu où le pasteur nous mène est celui ou l’herbe est abondante, là ou nous serons rassasiés.

Alors ce matin si vous êtes  dépassé, si vous sentez le besoin de guérir une plaie personnelle, si vous n’êtes venus qu’avec peu, offrez le ici même dans ce repas Eucharistique puis avancez  les mains tendues comme un mendiant pour recevoir la part que le Christ vient distribuer largement.

Et si le Père vous comble au point que le cœur déborde, ne jetez rien mais gardez ce peu suffisant au travers duquel le Seigneur peut agir ,  partagez le reste  avec ceux qui espèrent encore, entendez Jésus vous inviter à faire asseoir  celui qui est fatigué pour qu’il puisse lui aussi apaiser sa faim. Mais que jamais il n’y ait ce malentendu où l’on cherche en Christ le magicien, le roi alors que la volonté du Fils est de se faire pauvre, de ne garder RIEN . Cette offrande le Père la reçoit comme un TOUT.

Seigneur,  « Les yeux sur toi, tous ils espèrent  »

Par Claude Cosnard, diacre - Publié dans : prière
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 10:41
Pour les communautés chrétiennes qui recherchent, en temps estival, des intentions de prière universelle.


PRIERE UNIVERSELLE du dimanche 26 juillet

 

 

1. Donne, Seigneur, à ton Eglise de pouvoir annoncer à tous les hommes l’espérance que tu offres à chacun. Dans la foi, nous t’en prions.

 

REF/ Seigneur, entends la prière qui monte de nos cœurs.

 

 

2. Donne, Seigneur, à tous les dirigeants ton esprit de justice et de paix pour un partage équitable des richesses. En toute confiance, nous t’en prions.

 

 

3. Donne, Seigneur, à tous ceux qui souffrent de la faim, la force de surmonter leur désarroi et la grâce de l’espérance. A la lumière de ta Parole, nous t’en prions.

 

 

4. Donne, Seigneur, à notre communauté et à tous ceux qui accompagnent vers le baptême, la joie de faire découvrir ton amour. Par ton Esprit-Saint, nous t’en prions.

 

 

PRIERE UNIVERSELLE du dimanche 2 août

 

1. Père qui fais pleuvoir la manne à satiété, nous te prions pour celles et ceux qui, aujourd’hui, manquent de pain, et nous te rendons grâce pour les hommes et les femmes qui partagent le leur.

 

REF/ Seigneur donne-nous ton Esprit pour bâtir ton Royaume.

 

2. Père qui restes présent à ton peuple en plein désert, nous te prions pour celles et ceux qui sont aigris par l’amertume et les murmures, et nous te rendons grâce pour les témoins de ta compassion.

 

 

3. Père qui donnes ta Parole comme pain quotidien, nous te prions pour celles et ceux qui refusent de s’en nourrir, et nous te rendons grâce pour les hommes et les femmes qui la proclament fidèlement.

 

 

4. Père qui envoies ton Fils, pain de vie éternelle, nous te prions pour celles et ceux qui s’éloignent de la table eucharistique et nous te rendons grâce pour notre communauté et toutes celles qui se rassemblent aujourd’hui dans le monde.

 

 

Prière universelle du dimanche 9 août 2009

 

 

1. Jésus, notre pain vivant pour le monde,

viens combler de ton amour ceux qui sont méprisés dans leur corps

et souffrent de malnutrition.

Réveille en nous ton Esprit de charité, donne-nous le désir de savoir partager.

 

      Refrain : Ecoute-nos prières, Seigneur, exauce-nous ! 

 

2. Jésus, pain pour la vie éternelle,

viens combler ceux qui manquent d’espérance et ne croient pas en la résurrection des morts.

Fais de nous des témoins de la vie à venir.

 

3. Jésus, pain de la Parole,

viens combler ceux qui espèrent en une Eglise qui annonce des paroles de Bonne Nouvelle.

Fais de nos communautés chrétiennes des lieux au travers desquels nous pouvons contempler une Eglise servante et bienveillante.

 

4. Jésus, pain partagé,

viens combler ceux qui, durant ces vacances, travaillent pour le repos des autres.

Ouvre nos yeux à tous les petits services d’amour rendus.

 

 

Prière universelle du dimanche 16 août 2009

 

1. Père, en Jésus ton Fils, tu nous donnes la vraie nourriture.

Nous te prions pour les efforts des hommes à bien utiliser les ressources de notre planète. Que nous recevions la Terre comme au premier jour de la création.

 

 

      Refrain : Accueille au creux de tes mains, la prière de tes enfants !

 

2. Père, en Jésus ton Fils, tu nous donnes le pain de la charité.

Nous te prions pour les membres de notre communauté chrétienne qui sont partis quelques jours visiter nos frères et sœurs de Tokombéré. Qu’ils reviennent enrichis par ce projet de promotion humaine.

 

3. Père, en Jésus ton Fils, tu viens combler nos désirs.

Nous te prions pour tous ceux qui s’engageront cette année au service d’une Eglise fraternelle et accueillante au cœur de nos villes et villages.

 

4. Père, en Jésus ton Fils, tu viens relever nos corps.

Nous te prions pour les personnes isolées dans les hôpitaux ou leur maison, et nous te rendons grâce pour ceux qui les visitent.

 

 

Prière universelle du dimanche 23 août 2009

 

1. Père, envoie ton Esprit Saint sur nos familles :

celles qui vivent dans l’unité malgré les difficultés quotidiennes,

et sur celles qui rencontrent la division et la douleur de la séparation.

 

Refrain : Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la  terre ! 

 

2. Père, envoie ton Esprit sur tous tes enfants :

ceux qui prennent part à ton Repas dominical,

et ceux qui se sentent trop loin de toi ou méprisés par nos manques d’amour.

 

3. Père, envoie ton Esprit sur les nouveaux baptisés :

ceux qui auront la chance d’entendre l’Evangile du Christ,

et ceux qui grandiront sans entendre parler de ton amour infini.

 

4. Père, envoie ton Esprit sur les membres de nos communautés chrétiennes :

ceux qui y trouvent de quoi nourrir leur foi,

et ceux qui peinent à y reconnaître la présence du Ressuscité.

Par communautés paroissiales saint Thomas sur le Loir - Publié dans : informations
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