Dans l'ordinaire de Dieu


 
Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /2009 10:15

Dimanche dernier, Jésus envoyait ses Apôtres en mission, deux par deux. Aujourd’hui, nous venons d’entendre le passage qui nous rapporte le retour de mission. Pour ma part, je note deux éléments.

 

            Premièrement : le début et la fin de la mission, c’est le Christ. Dimanche dernier, Jésus donnait aux Apôtres quelques conseils avant de partir en mission. Au moment du retour, les Apôtres prennent le temps de rendre compte de la mission. L’Evangéliste Marc insiste une nouvelle fois sur le fait que le Christ est à la fois l’origine de la mission, son principe et sa fin en soi. Pour tout Apôtre, il n’y a pas autre chose à annoncer que Jésus le Christ. Notre fonction commune d’Apôtres du XXIè siècle est inchangée : nous avons à annoncer la personne du Christ, lui qui est le chemin, la vérité et la vie.

            Le passage de la lettre aux Ephésiens que nous venons d’entendre en est un admirable témoignage. Ici, Paul annonce le Christ, et uniquement le Christ. Sa prédication a pour centre la personne du Christ : « En sa personne, le Christ a tué la haine. Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches. Par lui, en effet, les uns et les autres, nous avons accès auprès du Père, dans un seul Esprit. » (Ep 2, 16-18). La prédication de Paul n’a qu’un seul but : attacher le cœur des hommes et des femmes qu’il rencontre à celui du Christ. Souvent, Paul devra rétablir ce lien privilégié au Christ en mettant en garde les communautés qu’il visite. Une communauté chrétienne ne s’attache pas à son fondateur ou à son prédicateur. Ainsi, dans un passage de la lettre aux Corinthiens, il interpelle les chrétiens : « Quand vous dîtes : ‘Moi, j’appartiens à Paul’, l’autre : ‘Moi, j’appartiens à Apollos’, n’agissez-vous pas de manière toute humaine ? Le fondement, nul ne peut en poser un autre que celui qui est en place : Jésus Christ. Vous n’êtes ni à Pierre, ni à Paul, ni à Apollos mais vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu » (cf 1 Co 3). Jésus est donc source et sommet de toute mission qui conduit vers le Père.

 

            Deuxième réflexion. Savoir prendre un nécessaire recul. Dans l’Evangile d’aujourd’hui, les Apôtres rendent compte de leur mission à Jésus. Mais la foule est toujours là, pressante, au point, dit l’Evangéliste Marc, qu’ils n’avaient même pas le temps de manger. Jésus prend donc les choses en mains et commande aux Apôtres de monter dans la barque et de partir au large pour trouver le calme et le repos. Ils auraient pu rester afin de parler à la foule mais Jésus insiste : il est nécessaire d’aller de temps en temps à l’écart.

            Effectivement, nous le savons, il n’y a pas de mission, voire de vie chrétienne, sans observer une juste distance. On ne peut pas être toujours dans le feu de l’action, dans les joies et les problèmes de la vie entre chrétiens et dans notre relation avec le monde. Il est bon d’entendre l’invitation de Jésus de se mettre à l’écart afin de retrouver l’essentiel, c'est-à-dire notre relation personnelle à Lui. Jésus sait bien que la vie de disciple peut parfois ressembler à une certaine surchauffe voire à des abattements passagers. On voudrait tant que les choses se passent autrement dans notre propre vie chrétienne, dans notre famille, notre paroisse ou notre Eglise ! Les contours de la mission ne ressemblent jamais à l’idée que l’on s’en fait. Prendre du recul, et tout spécialement en nous recentrant sur la personne même de Jésus, est une occasion de le laisser nous saisir à nouveau et lui permettre de nous ouvrir les yeux sur les signes positifs qu’il sème au milieu de nous. Jésus détourne ainsi notre regard ou plutôt le réoriente afin que nous soyons des témoins de l’Essentiel et du travail de l’Esprit Saint au cœur de notre monde.

 

          En ce temps d’été où notre rythme de vie peut être différent, acceptons de monter dans la barque pour rejoindre les eaux plus calmes du lac. Comme le dit une oraison de l’office des complies : « Quand le souffle en nous s’épuise, fais-nous vivre du souffle de ton Esprit : que nous méditions sur l’œuvre de tes mains, pour avancer, libres et confiants, vers le matin de notre Pâque ».

Par Paul-Antoine Drouin - Publié dans : prière
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /2009 17:32



Oui, arrête-toi, tu ne l’as pas volé.

Tu ne peux vivre sans cesse dans la course et le bruit,

dans les problèmes sans solution,

dans les contraintes et les gestes répétés.

 

Ne crois pas trop vite les marchands de soleil.

Les vraies vacances ne se mesurent pas au nombre de kilomètres.

Les vraies vacances,

c’est comme de vrais amis,

ça ne se vend pas, ça ne s’achète pas.

On peut râler sous le soleil on peut chanter sous la pluie.

 

Savoure les petits bonheurs, les grands coûtent trop cher.

Apprends à t’aimer toi-même et

entraine-toi ainsi à aimer les autres.

Cultive le sourire, la parole agréable,

au delà des petites guerres froides quotidiennes.

La réussite du monde,

c’est aussi la fraternité des personnes

dans les rencontres soudaines et libres.

 

A. Monnom

Par communautés paroissiales saint Thomas sur le Loir - Publié dans : prière
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /2009 09:54
 

Dans l'Évangile selon saint Jean, Thomas ne crut pas à la Résurrection avant d'avoir vu les marques de la Crucifixion. « Thomas, appelé Didyme, l'un des douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d'eux, et dit : La paix soit avec vous ! Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » (Jn 20, 24-29).

 

Selon le texte apocryphe des Actes de Thomas, l'apôtre partit évangéliser l'Inde, et arriva à Cranganore au Kerala à la fin de l'an 52, où s'était implantée une colonie juive depuis le VIe siècle av. J.-C. Il tenta d'évangéliser les Hébreux, mais il eut plus de succès auprès des autochtones, et baptisa de nombreuses personnes de la haute caste et de la famille royale, qui formèrent le noyau de la première communauté chrétienne des Indes. Il fonda au total sept Églises dans le Kerala. En l'an 72, il fut arrêté alors qu'il priait dans une grotte de montagne à Mylapore près de Madras, et tué, transpercé par une lance. Ses reliques, d'abord vénérées au monastère de Mylapore, furent transférées, en l'an 394, dans la cité d'Édesse en Asie Mineure.

 

D'après la Légende dorée, saint Thomas fut envoyé par le Seigneur en Inde où il construisit pour le roi un superbe palais. Durant l'absence de ce dernier, il prêcha et donna aux pauvres un trésor que le roi lui avait confié. Celui-ci, à son retour, le fit jeter en prison et le condamna à être écorché et brûlé, mais l'apôtre fut libéré après la résurrection du frère du roi, mort peu avant. Saint Thomas partit alors pour l'Inde supérieure, où il fit de nombreux miracles et convertit des femmes de la famille royale. Le roi de la région le força alors à adorer une idole, mais lui, continuant de vénérer le Christ, ordonna au démon présent dans l'idole de partir, et celle-ci fondit comme de la cire. Le grand prêtre le transperça alors de son épée pour venger l'insulte faite à son dieu.

 

Selon une autre tradition (IVe siècle), Thomas annonce l’Évangile aux Parthes et aux Perses et décède en Perse.

 

Par communautés paroissiales saint Thomas sur le Loir - Publié dans : informations
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 16:16

                                                                                              Il s’en passe des choses au bord du lac aujourd’hui. Et la foule est là, presque oppressante. A peine Jésus a-t-il quitté une rive du lac que, sur l’autre, un peuple entier l’attend. L’Evangéliste Marc insistera sur ce grand nombre d’hommes et de femmes au point qu’il souligne que « la foule écrasait Jésus ». Pourtant, au milieu de cette cohue, Jésus prendra le temps de la rencontre personnelle. D’abord avec Jaïre, chef de synagogue. Puis avec cette femme atteinte d’une maladie depuis douze ans. Quand Jésus parle à Jaïre ou à cette femme dont on ne connait pas le nom, on a l’impression que la foule n’existe plus, que le dialogue se déroule hors de tout bruit. L’une des choses que souligne l’évangéliste Marc, c’est que pour Jésus chaque personne est unique, chaque rencontre est unique.

            En ce sens, la guérison de la femme est exemplaire. Alors que Jésus est écrasé de toute part, il sent que quelqu’un a touché son manteau. Il s’arrête, se retourne : « Qui a touché mon vêtement ? » Ses disciples le prennent à peine au sérieux : « Tout le monde t’écrase et tu demandes qui t’a touché ? » Mais Jésus ne peut poursuivre son chemin sans envisager celle qui l’a appelé à l’aide. Pour Jésus, personne n’est un anonyme au cœur d’une foule. Mais chacun a un nom, une histoire, une demande particulière. Oui, frères et sœurs, nous ne sommes pas des numéros aux yeux de Dieu, nous ne sommes pas des excroissances de sa création, nous ne sommes pas des erreurs biologiques. Mais, comme le disait le prophète Isaïe cette semaine : « J’ai du prix à tes yeux ». Les uns et les autres, nous avons tous du prix aux yeux de Dieu. Par l’Evangile de ce dimanche, le Christ vient nous rappeler qu’il est attentif à toutes nos demandes, que nous ne sommes pas seulement une communauté de personnes, mais une assemblée d’hommes, de femmes et d’enfants qu’il connait chacun par son nom. Dieu sait tout ce que j’ai porté cette semaine, il sait tout ce que cela représente d’être venu jusqu’ici ce matin. Il connait mes joies et mes peines, mes attentes et mes demandes, il connait mes désirs de guérison.

            Si notre assemblée est un tout, Jésus sait exactement qui je suis et quel est mon attachement à lui. En cela, chacun de nous est éminemment respectable, fusse celui avec qui j’ai des contentieux dans la vie. Ici, nous touchons un des grands mystères de l’Eglise. L’Eglise de Dieu, l’ecclesia : c'est-à-dire le peuple convoqué (appelé) par Dieu. Si nous écoutons sa Parole et partageons son Corps, c’est parce qu’il nous y a appelés, c’est parce qu’il l’a décidé. Je ne choisis par mon frère ou ma sœur de communauté, c’est Dieu qui me le donne – autrement dit, qui me l’impose. « Pour bâtir mon Eglise, ici à La Flèche, j’ai besoin de toi, de toi et aussi de toi ».           
         L’auteur du livre de la Sagesse dit quel est le prix de nos vies personnelles aux yeux de Dieu. « Ce qui naît dans le monde est bienfaisant et l’on n’y trouve pas le poison qui fait mourir. Dieu a fait de l’homme une image de ce qu’il est en lui-même ». L’auteur rappelle d’abord que le monde est foncièrement bon. Et il insiste sur le fait que toute créature est foncièrement bonne puisqu’elle est créée à l’image de Dieu. Il n’existe pas d’hommes ou de femmes originellement mauvais. Il n’existe pas d’hommes ou de femmes supérieurs ou inférieurs, de première classe ou de seconde zone. Il n’existe pas originellement de bonnes personnes ou de voyous. Par contre, poursuit l’auteur du livre de la Sagesse : « La mort est entrée dans le monde par la jalousie du démon et ceux qui se rangent dans son parti en font l’expérience ». Si l’homme est créé foncièrement bon, cela n’empêche pas que le mal puisse séduire. Et Jésus nous dira que ce mal nait de nos paroles, de nos gestes ou de nos choix de modes de vie. Il y a des systèmes qui entrainent des cultures de mort. Pour ceux qui se souviennent du spectacle autour de la cathédrale à la Pentecôte 2008, le philosophe Michel Serres rappelait fortement que toutes les formes de haine, de violence ou de terrorisme sont toujours l’expression d’une souffrance intérieure. Souffrance qui nait bien souvent de l’injustice des hommes et souvent de l’injustice économique.

            Au cœur de cette foule des hommes et des femmes de notre temps, Jésus nous connait par notre nom, par nos grandeurs et nos limites. Il prend le temps de s’adresser à chacun car il sait qu’il nous a créés bon, à son image. Et quand le mal nous guette, quand nous semblons être submergés par des milliers de formes de mort, la Sagesse de Dieu vient nous redonner confiance et nous relever : « Je n’ai pas fait la mort, je ne me réjouis pas de voir mourir les êtres vivants (cf. Sg 1,13). Talitha koum. Je te le dis : Lève-toi. »

Par Paul-Antoine Drouin - Publié dans : prière
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 15:22

Homélie du P Denis Djamba, prêtre à Tokombéré, en visite avec le P Grégoire Cador dans notre paroisse le dimanche 21 juin 2009

Chers frères et sœurs, chers amis,

 

C'est avec beaucoup de joie que je prends la parole devant vous aujourd'hui.

 

Permettez-moi de vous dire un très grand merci au nom de la Paroisse St Joseph de Tokombéré et en mon nom personnel. Merci pour votre générosité, votre fraternité, votre amitié. Que la bénédiction de Dieu descende sur chacun et chacune de vous et y demeure à jamais.

 

Dans la 1ère lecture que nous venons d'entendre, le Seigneur Dieu dit à job: "qui donc a retenu la mer avec des portes, quand elle jaillit du sein de l'abîme..." Et dans l'Évangile, Jésus dit à la mer: "Silence, tais-toi".

Si Job avait été dans la barque avec Jésus, il allait dire à Dieu: "Je connais un homme qui donne des ordres à la mer et celle-ci lui obéit. Cet homme s'appelle Jésus. Et Dieu allait sans doute dire à Job: Celui-là est mon fils bien-aimé en qui j'ai mis tout mon amour; écoutez-le".

 

Nous sommes un peu tous comme Job. La vie de chacun de nous connaît des hauts et des bas. Nous, nous avons la chance d'avoir le fils bien-aimé, Jésus, avec nous. Écoutons-le. Comme la foule jadis avait écouté Jésus toute la journée, vous avez tous aussi écouté Jésus depuis de très longues années. Puis, un jour, Jésus vous a dit: "passons sur l'autre rive". Et vous voilà à Tokombéré.

 

Tokombéré est une déformation de Kudumbar qui signifie le lieu du combat. C'est une plaine au milieu de plusieurs montagnes et les différentes ethnies venaient se livrer bataille sur cette plaine. Ne pouvant plus supporter de voir de violentes tempêtes s'abattre sur ses frères et sœurs, Jésus va apaiser la tempête en y envoyant Baba Simon. Ce lieu de combat sanglant interethnique va devenir le lieu de combat pour la vie. "Je suis venu pour que tous aient la vie et qu'il l'aient en abondance", disait Jésus. Remarquez que dans le texte de l'Évangile que nous venons d'entendre, les apôtres emmènent Jésus avec eux dans la barque; et d'autres barques le suivaient.

 

Parmi ces barques qui le suivaient, il y en avait une qui s'appelait "La Flèche". C'était la vôtre. Puis chemin faisant, quelqu'un posa la question suivante au flèchois qui dirigeait la barque: "Où va-tu ? Il répondit: "Nous suivons Jésus".

 

Quelques années plus tard, on demande au fléchois de retour chez lui: "Où étais-tu?" Il se mit à dire: "Jésus nous a eu. Il nous a conduit à Kudumbar, le lieu du combat, le combat pour la vie. Pour y vivre, il faut se battre.

- Il pleut 4 mois sur 12, et encore !

- Il y a plus de 80.000 habitants, plus de la moitié mange une fois par jour quand il y en a.

Une dame se leva et dit: "Qu'avez-vous fait depuis que vous êtes là-bas?". Notre ami poursuit en disant:

- 4 écoles privées catholiques et un collège y sont créés.

- 1 hôpital pour les soigner car le combat pour la vie est si dure qu'ils sont souvent très malades.

- 1 centre de formation des paysans pour accroître la production agricole au rythme de la démographie galopante.

- 1 foyer des jeunes pour accompagner les jeunes et les préparer à la vie adulte, à combattre pour la vie.

- 1 menuiserie moderne pour apprendre un métier à ceux qui le désirent.

- 62 catéchistes pour enseigner la Parole de Jésus.

- 3 prêtres et 7 religieux pour animer toutes ces activités.

- Beaucoup de laïcs travaillent pour la promotion humaine.

Et tout se passe bien s'interroge le passant ? Notre fléchois de poursuivre: "Sachez qu'il y a des vagues qui se jettent dans cette barque que Jésus nous a confié. Mais nous entendons Jésus nous dire:"Pourquoi avoir peur?" "Avancez en eau profonde".  Reprenant une expression camerounaise le passant dit: " Nous sommes ensemble". Je combattrais désormais avec vous. Jésus ne nous a-t-il pas dit que ce que vous avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.

Saint Paul de conclure:

"Si donc quelqu'un est en Jésus-Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s'en est allé, un monde nouveau est déjà né". Amen

Par P Denis Djamba - Publié dans : prière
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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /2009 08:32

Dimanche 26 avril 2009, 47 personnes de nos communautés paroissiales ont reçu le sacrement des malades au cours de la messe de 11h. Personnes de tout âge, certains ont désiré apporter leur témoignage afin d'aider à (re) découvrir ce sacrement. Durant ces jours, nous publierons 4 témoignages, parfois étonnants, à chaque fois touchants.

Je m'appelle Estelle (36 ans). Je suis maman de trois enfants dont Joanna ( 3 ans). Je ressentais un fort désir de recevoir le sacrement des malades. J'ai hésité car je n' ai pas de maladie grave. Je pensais que c'était un peu bête mais je sentais le besoin de le faire. J'ai demandé au Père Paul Antoine si Joanna pouvait aussi recevoir ce sacrement car elle a un lipome à la tempe. Une partie de moi pensait au miracle je dois l'avouer.

 

Le jour du sacrement, Joanna savait très bien qu'elle venait pour demander à Jésus de se pencher sur son "bobo". Dès l'imposition des mains du prêtre, j'ai ressenti la présence lumineuse de Jésus-Christ les bras grands ouverts. Au moment, de l'onction; j'entendais à peine les paroles du prêtre tant j' étais bouleversée. Mais je sus quand il fallait remercier Dieu en lui disant "Amen".

 

Je remercie Dieu de me donner tout son Amour, de m'apporter la paix. Aujourd'hui, je suis très heureuse d'avoir reçu le sacrement des malades. Et j'invite toutes les personnes qui en ressentent ce besoin, cette envie, à oser faire ce pas.

Dieu nous donne sa sérénité. Joanna a toujours son lipome mais je ne m'en soucie plus. Maintenant, j'ai confiance.

 

Estelle, 36 ans

Par communautés paroissiales saint Thomas sur le Loir - Publié dans : informations
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 20:53

Le Christ est le grand prêtre du bonheur qui vient.

 

  Cette première phrase de la lettre aux Hébreux est celle que nous venons d’entendre ce matin. Oui, nous avons bien lu et entendu : Le Christ est le grand prêtre du bonheur qui vient.

Il n’est pas besoin de remonter loin pour illustrer ce bonheur promis au présent. Jeudi soir des catéchumènes et confirmands ont partagé ce bonheur qui les anime à une petite assemblée fraternelle (des futurs accompagnateurs et l’équipe du catéchuménat). Ils ont osé parler simplement de la façon dont ils ont été saisis par le désir du Christ, comment ils ont été bouleversés par sa présence dans leur vie, comment ils ont été remués, bousculés, changés et tout cela dans  une profonde paix intérieure, une grâce Divine. Pourtant c’est parfois dans la déchirure, le deuil, les blessures que le Seigneur est venu leur faire un clin d’œil. Pour autant, leurs souffrances n’ont pas été gommées, effacées  mais la douceur Divine les a inondés de Paix et d’un bonheur presque indicible qui appelle leur cœur et leur corps à être des vivants.

Cette démarche, si profonde, si intense, si surprenante, est trop intime pour qu’ils puissent sans précaution la livrer à la grande assemblée. Comme le cristal,  elle est fragile et ne se dépose qu’avec  pudeur. Cependant ceux qui les ont écoutés ce soir là pourront vous dire combien ils auraient aimé que vous tous soyez là, pour goûter cette force et fraîcheur de l’Esprit Saint.

On reçoit ces témoignages comme « un choc » dit un nouveau participant. On prend ainsi soudainement la mesure de l’irruption concrète de l’Esprit Saint,, nous voici témoins de ces petites touches très palpables de l’Esprit, ces petits miracles dans leur vie personnelle, familiale, professionnelle. Mais très vite il faut se rendre à l’évidence, c’est aussi à nous, que l’Esprit parle. Il parle  dans nos vies, parle à notre communauté, parle à notre Eglise. Parfois  l’Esprit Saint vient déranger nos certitudes ou nos à priori et nous mène en ailleurs. Mais rappelons-nous comment l’apôtre Pierre fut bousculé par l’Esprit quand il fallut ouvrir le baptême aux païens. Après plusieurs années d’expérience catéchuménale je puis témoigner que l’Esprit nous a emmenés auprès de personnes laminées, hors de nos normes habituelles et qu’il nous  demandait de les regarder avec leur visage en résurrection.

C’est donc  plein d’humilité et d’écoute qu’il faut poursuivre le chemin catéchuménal, forts d’avoir compris que c’est le Seigneur qui désormais guide notre barque et non tout ce que nous croyions indispensable de  devoir enseigner.

Ce bonheur qui nous fut partagé jeudi soir rejoint  la   première lecture du livre de l’exode de ce dimanche. Moïse qui descend du Sinaï a beaucoup de points communs avec le recommençant.

Voici un homme qui un jour a été dérouté de son chemin,  appelé  seul à la rencontre d’un Dieu dont il ne connaissait pas encore le nom,  comme le catéchumène ou le recommençant dérouté de son chemin, étonné de faire cette rencontre personnelle, ce face à face unique avec un lieu brûlant.

Ce feu divin  va bousculer leur vie, les embraser. Ils nous ont racontés comment Dieu vint à bout de toutes leurs réticences, leurs résistances, leurs peines   au point que cette bonne nouvelle,  si grande et si belle n’est pas restée  sans effet ; « ma parole ne me reviendra pas sans avoir abreuver la terre ». disait déjà le psalmiste. « Toutes ces paroles que Dieu a dites, nous les mettrons en pratique. » dit le peuple à Moïse.  Cette rencontre d’un seul avec une Parole de Vie a la force d’entraîner un peuple. Moïse la fit graver dans la pierre.

« Va annoncer la bonne nouvelle » s’est entendue dire en son for intérieur une nouvelle baptisée, elle a qui le Seigneur a redonné vie, et irrigué non seulement son cœur  mais aussi son corps.

Quand le Christ entre dans nos vies, il nous plonge  dans une vasque d’amour (mais pas dans  n’importe quelle façon d’aimer)  une vasque débordante remplie de cet amour glané au fil des abandons de sa toute puissance à se mettre à genoux devant les multiples blessures des hommes. Et si cette source a tant de fraîcheur c’est qu’elle a été puisée  dans les profondeurs du cœur du Christ offrant  son sang pour   faire de nous des vivants.

C’est le sens du baptême que nous recevons tous et que  vont  recevoir Alice, sa fille Léa et Martin.

Alors on comprend que lorsqu’on a frôlé le ressuscité, on a besoin de faire corps avec lui, de le sentir proche pour avancer en eau profonde.  (c’est aussi ce que demande Théophile ce matin)

Avez-vous remarqué que le Christ nous dit de prendre sa chair, c’est à dire tout ce qui peut nous nourrir de lui mais que c’est le Seigneur qui donne son sang. Il n’y a que lui qui puisse donner sa vie pour que nous ayons la vie.

Il vient nous dire que désormais c’est la même vie que la sienne qui coule dans nos veines

Là est la  force de l’Eucharistie donnée à chacun et à tous..

Si le cœur vous en dit, si vous voulez voir l’Esprit à l’œuvre, demandez à faire partie d’une équipe catéchuménale  vous en serez transformé de l’intérieur. Peut-être me direz-vous, les catéchumènes ne seront pas assez nombreux,  mais qui sait combien attendent encore que nous les invitions à partager le repas Pascal ?

Aussi, comme le firent les apôtres, n’hésitons pas à demander à Jésus, :  « Maître, Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs du repas Pascal ? »

Claude Cosnard, diacre

Par Claude Cosnard, diacre - Publié dans : prière
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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /2009 19:55



Viens, Esprit Saint, en nos cœurs,

et envoie du haut du ciel

un rayon de ta lumière.

 

Viens en nous, Père des pauvres,

viens, dispensateur des dons,

viens, lumière de nos cœurs.

 

Consolateur souverain,

hôte très doux de nos âmes,

adoucissante fraîcheur.

 

Dans le labeur, le repos;

dans la fièvre, la fraîcheur;

dans les pleurs, le réconfort.

 

Ô lumière bienheureuse,

viens remplir jusqu'à l'intime

le cœur de tous tes fidèles.

 

Sans ta puissance divine,

il n'est rien en aucun homme,

rien qui ne soit perverti.

 

Lave ce qui est souillé,

baigne ce qui est aride,

guéris ce qui est blessé.

 

Assouplis ce qui est raide,

réchauffe ce qui est froid,

redresse ce qui est dévié.

 

À tous ceux qui ont la foi

et qui en toi se confient,

donne tes sept dons sacrés.

 

Donne vertu et mérite,

donne le salut final,

donne la joie éternelle.

 

Amen.

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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /2009 19:51



Dimanche 31 mai 2009,
10 adultes de nos communautés chrétiennes
recevront le sacrement de la confirmation
à 10h30 à la Cathédrale du Mans
avec 30 autres personnes.
Nous les portons dans notre prière.

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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /2009 22:08



La pierre qui fermait le tombeau

a été enlevée;

plus rien n'obscurcira notre foi.

 

Le tombeau est vide;

une absence pour dire une infinie présence,

le Seigneur est ressuscité.

 

Le Christ a souffert

pour habiter nos souffrances.

 

Il est mort

pour nous accompagner

jusque dans nos tombeaux

et nous en libérer.

 

Il est ressuscité

pour que sèchent nos larmes;

pour que le poids de nos croix de deuil,

de souffrance, de péché,

soit allégé;

pour que s'ouvrent

les portes de l'Espérance.

 

Les bouleversants alléluia

nous conduisent aux franges de l'indicible,

là où toute forme d'écriture

le cède à jamais à la musique silencieuse

Par communautés paroissiales saint Thomas sur le Loir - Publié dans : prière
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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /2009 11:01

Mercredi 22 avril
15h30 - 16h30
Salle paroissiale Jérôme et Jeanne Le Royer de la Dauversière
36 rue de la Dauversière - La Flèche

Le Père Paul-Antoine présentera ce sacrement à (re)découvrir.

Dimanche 26 avril, durant la messe de 11h,
une trentaine de personnes recevront ce sacrement
au coeur de notre communauté chrétienne.

Même si vous ne célébrerez pas l'onction des malades dimanche prochain,
vous pouvez participer à la rencontre de mercredi.
Bienvenue à tous

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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /2009 21:07



Qui nous roulera la pierre ?...Qui ?

Pierre scellée de nos tombeaux,

tombeaux de nos habitudes,

tombeaux de nos idoles,

de nos jugements définitifs,

de nos idées arrêtées,

de nos peurs paralysantes...

Mais aussi de nos souffrances ensevelies,

de nos rancoeurs et aigreurs,

de nos déceptions enfouies,

de nos échecs accumulés...

 

Qui nous roulera la pierre ?...Qui ?

pierre d'achoppement,

pierre de nos ''pourquoi'',

pierre de tous les ''pourquoi'' auxquels nous nous heurtons,

tous les ''pourquoi'' qui retentissent autour de nous,

qui résonnent si fort en nous...

tous les ''pourquoi'' des hommes à travers les siècles,

les ''pourquoi'' des hommes d'aujourd'hui,

le ''pourquoi'' du Fils en Croix...

 

Qui nous roulera la pierre ?...Qui ?

''Car la pierre était fort grande...

Le premier jour de la semaine, de grand matin,

les femmes vont au tombeau

alors que le soleil se lève

elles regardent : la pierre a été roulée''

Le Soleil s'est levé,

le Soleil a surgi du tombeau,

le Soleil a surgi de tous nos tombeaux.

La pierre a été roulée :

une brèche, une béance en tous nos murs

en tous les murs de l'impossible,

en tous les murs de clôture,

en tous les murs de séparation,

en toutes nos forteresses....

une faille, une brèche a pour toujours ouvert un Passage

et nous sommes entraînés inlassablement

à travers cette Pâque.

Le Soleil s'est levé, Christ Ressuscité

''en sa personne il a tué la haine''

béance de son Amour blessé,

béance de son côté transpercé d'où jaillit l'eau et l'Esprit

d'où jaillit la vie que nul ne peut définitivement stopper.

''J'ai ouvert devant toi une porte que nul ne peut fermer''

 

Chantal de la Forge

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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /2009 00:11



Brillez déjà, lueurs de Pâques,
Scintillez au jour de demain,
Annoncez l’époux qui revient,
Éveillant tout sur son passage.
La nuit ne saurait retenir
Ce corps où monte le désir
De recommencer un autre âge.

La terre craque où il se dresse,
Comme hier où Dieu lui donna
Son Esprit, son souffle, une voix
Dans le jardin de
la Genèse.
La chair de sa chair est nommée :
La plaie qu’il porte à son côté
S’ouvre pour qu’un peuple en renaisse.

Voici le temps où Dieu se hâte :
De sa main il couvre les eaux,
Il en tire un monde nouveau,
Partout la vie refait surface !
Où donc est la tombe de Dieu ?
La mort est morte sous les yeux
De ceux qui croiront en sa grâce.

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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /2009 20:28

Tokombéré. le 07 avril 2009

Cher Père Paul Antoine et Chers amis de la Paroisse de la Flèche, Merci de votre message pour la Semaine Sainte et la Fête de Pâques.

Soyez assuré que nous serons tous ces jours-ci en profonde communion avec vous tous.

Cette communion de Vie qui unit nos 2 communautés est une image Vivante du Royaume qui se construit. Savoir que parmi le monde entier nous avons des frères, c’est une formidable espérance, c’est un signe très clair que l’Esprit anime nos coeurs.

C’est aussi un appel puissant â construire un monde meilleur, où chacun avec un peu de bonheur peut regarder ses enfants grandir, la paix s’éclairer, l’Espérance devenir Vérité.

Bonnes fêtes de Pâques â tous et tout à la joie de voir certains d’entre vous pendant celle saison des pluies à Tokombéré.

Très fraternellement.

Christian AURENCHE

Curé de St Joseph de Tokombéré

 

 

Cher Père Paul Antoine et tous les amis de La Flèche,

 

            Je profite de cette semaine sainte pour vous dire un très grand merci pour tout ce que vous faites pour nous.

            Merci parce qu'en 1992, vous nous avez envoyé le Père Grégoire en bonne santé, en 2009, nous vous l'avons renvoyé malade et le Père Paul Antoine dans son dernier message à notre paroisse nous rassurait que dès qu'il ira mieux vous nous le renverrez de nouveau.

            C'est bien ce que Dieu a fait avec les hommes : il a envoyé son Fils unique, les hommes l'ont crucifié, il l'a ressuscité pour qu'il soit avec nous "tous les jours jusqu'à la fin des temps" (Mt28, 20). Quel amour et quelle bonté! Nous n'avons pas des mots pour vous dire notre reconnaissance.

            A vous tous, au nom des hommes et des femmes de Tokombéré et en particulier les jeunes avec qui je travaille le plus,  je vous adresse nos voeux les meilleurs pour une belle et sainte fête de Pâques.

            Que la bénédiction de Dieu descende sur vous tous et y demeure à jamais.

 

Père Denis Djamba. 

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Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /2009 08:37

Sur la colline de Baba Simon

Père Aurenche,

et chers frères et soeurs en Christ de Tokombéré.


Nous pénétrons ensemble dans la grande Semaine Sainte. Les chrétiens de La Flèche vous assurent de leur communion de prière, en particulier pour ceux qui entreront pleinement dans la famille chrétienne par le bain du baptême. Nous savons qu'ils sont encore nombreux cette année.

Chez nous, trois adultes (Alice, Benjamin et Pascale) deviendront enfants de Dieu la nuit de Pâques.

Le récent voyage du pape Benoît XVI dans votre pays a permis de mettre à l'honneur le nom de Baba Simon. Nous en sommes très heureux pour vous.


Nous gardons encore quelques temps le Père Grégoire parmi nous, le temps qu'il se refasse une santé. Nous vous le renvoyons dès que possible ! Il a hâte de rentrer chez lui ...


Ici, notre groupe de jeunes et d'adultes se prépare ardemment à venir vous rencontrer dans quelques mois.


Bonne Semaine Sainte et joyeuse fête de Pâques à tous


Père Paul-Antoine et les communautés chrétiennes de La Flèche

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